Maladies des yeux

Signes et symptomes de la cataracte - ophtalmologue Paris

Cataracte : symptômes, types et quand se faire opérer

Cataracte : symptômes, types et quand se faire opérer 700 467 ophtalmologue paris 8

À retenir : la cataracte est l’opacification progressive du cristallin, la lentille naturelle de l’œil. Elle touche plus d’une personne sur deux après 75 ans, mais peut survenir bien plus tôt. Vision voilée, éblouissements, couleurs ternies : dès que la gêne retentit sur la vie quotidienne, la chirurgie — seul traitement efficace — peut être envisagée. C’est une intervention courte, réalisée en ambulatoire, avec d’excellents résultats.

Article rédigé par le Dr Mikhaël Lussato, ophtalmologue à Paris.

Qu’est-ce que la cataracte ?

Le cristallin est une lentille transparente située derrière l’iris. Il permet la mise au point de l’image sur la rétine, comme l’objectif d’un appareil photo. Avec le temps, les protéines qui le composent se modifient : le cristallin perd sa transparence et s’opacifie. C’est la cataracte.

Ce processus est le plus souvent lié au vieillissement naturel de l’œil. Il est progressif, indolore, et touche généralement les deux yeux de manière plus ou moins symétrique. La cataracte n’est ni une maladie contagieuse, ni une « peau » qui pousserait sur l’œil : c’est la lentille interne elle-même qui se trouble.

Les symptômes qui doivent alerter

La cataracte s’installe lentement, et beaucoup de patients s’y habituent sans s’en rendre compte. Certains signes doivent pourtant conduire à consulter :

  • Une vision voilée ou brumeuse, comme à travers une vitre embuée, qui ne s’améliore pas avec de nouvelles lunettes ;
  • Une sensibilité accrue à la lumière : éblouissement au soleil, halos autour des phares la nuit, conduite nocturne de plus en plus difficile ;
  • Des couleurs ternies ou jaunies, un contraste diminué ;
  • Des changements fréquents de correction : les lunettes ne « suffisent » plus, la myopie semble parfois réapparaître ou s’aggraver ;
  • Une vision double d’un seul œil (diplopie monoculaire) ;
  • Une baisse de vision de loin alors que la lecture de près reste parfois possible.

Aucun de ces signes n’est spécifique : seul un examen ophtalmologique complet, avec mesure de l’acuité visuelle et examen du cristallin à la lampe à fente, permet de confirmer le diagnostic et d’éliminer une autre cause de baisse visuelle (glaucome, DMLA, atteinte rétinienne).

Les différents types de cataracte

Toutes les cataractes ne se ressemblent pas. Leur localisation dans le cristallin explique des gênes différentes :

TypeLocalisationGêne typique
NucléaireCentre du cristallin (noyau)Baisse de vision de loin, myopisation progressive
CorticalePériphérie (cortex)Éblouissement, gêne à la lumière
Sous-capsulaire postérieureFace arrière du cristallinGêne rapide en lecture et en pleine lumière, évolution parfois rapide
CongénitalePrésente à la naissanceDépistée chez le nourrisson, prise en charge spécialisée
Traumatique ou secondaireVariableAprès un choc, une chirurgie oculaire, certains traitements

La cataracte n’attend pas toujours 70 ans

Si l’âge reste le premier facteur, une cataracte peut se développer plus tôt, parfois avant 50 ans. Les principaux facteurs favorisants sont :

  • La myopie forte, associée à une cataracte plus précoce ;
  • Le diabète, qui accélère l’opacification du cristallin ;
  • La prise prolongée de corticoïdes (par voie générale ou locale) ;
  • Un traumatisme oculaire, même ancien ;
  • L’hérédité : certaines familles développent des cataractes plus jeunes ;
  • L’exposition solaire cumulée (UV) et le tabac.

Côté prévention, aucun collyre ni complément alimentaire n’a démontré sa capacité à faire régresser une cataracte. Une hygiène de vie protectrice — lunettes de soleil de qualité, arrêt du tabac, équilibre du diabète, alimentation riche en fruits et légumes — peut en revanche contribuer à retarder son évolution.

Quand faut-il se faire opérer ?

Il n’existe pas de seuil d’acuité visuelle unique : la bonne question est celle du retentissement sur votre vie quotidienne. Difficultés à conduire (surtout la nuit), à lire, à travailler sur écran, à reconnaître les visages, sensation de brouillard permanent : quand la gêne s’installe, il est temps d’en parler.

Trois idées reçues méritent d’être corrigées :

  • « Il faut attendre que la cataracte soit mûre » : c’est un concept dépassé. Opérer une cataracte très évoluée est au contraire techniquement plus difficile ;
  • « C’est réservé aux personnes très âgées » : on opère au moment où la gêne le justifie, quel que soit l’âge ;
  • « Des lunettes peuvent suffire » : elles compensent un temps, mais aucune correction optique ne rend sa transparence au cristallin. La chirurgie est le seul traitement.

L’intervention consiste à remplacer le cristallin opacifié par un implant intraoculaire transparent. Elle dure une quinzaine de minutes, sous anesthésie locale, en ambulatoire. Le choix du moment et de l’implant se décide lors d’une consultation dédiée : vous pouvez consulter notre page chirurgie de la cataracte pour le détail de la prise en charge au cabinet, et notre article sur le déroulement de l’opération et le choix des implants.

Questions fréquentes

La cataracte peut-elle rendre aveugle ?

Non traitée, une cataracte très évoluée peut conduire à une malvoyance profonde. Elle reste cependant réversible par la chirurgie, contrairement à d’autres causes de cécité.

La cataracte peut-elle revenir après l’opération ?

Le cristallin retiré ne repousse pas. Une opacification de la capsule qui soutient l’implant peut en revanche survenir : c’est la « cataracte secondaire », traitée en quelques minutes par laser YAG.

Peut-on opérer les deux yeux en même temps ?

Le plus souvent, les deux yeux sont opérés à quelques jours ou semaines d’intervalle, pour sécuriser la récupération.

À quel âge survient la cataracte ?

Le plus souvent après 65 ans, mais la myopie forte, le diabète, les corticoïdes ou un traumatisme peuvent l’avancer de dix à vingt ans.

Comment savoir si ma baisse de vision vient de la cataracte ?

Seul un examen ophtalmologique complet peut l’affirmer : acuité visuelle, examen du cristallin à la lampe à fente et fond d’œil pour vérifier la rétine.

Le Dr Mikhaël Lussato est ophtalmologue à Paris, spécialisé en chirurgie de la cataracte et en chirurgie réfractive. Cabinet au 6 rue Robert Estienne, Paris 8.

Mouches volantes et corps flottants : consultation ophtalmologue a Paris

Mouches volantes : faut-il s’inquiéter des corps flottants ?

Mouches volantes : faut-il s’inquiéter des corps flottants ? 800 534 ophtalmologue paris 8

Qui n’a jamais observé, en regardant un mur clair ou un ciel bleu, de petites taches mobiles qui semblent flotter devant les yeux ? Ces formes, qui se déplacent avec le regard et fuient lorsqu’on tente de les fixer, portent un nom : les corps flottants, ou myodésopsies. Très fréquents, ils inquiètent souvent ceux qui les découvrent pour la première fois.

Dans la grande majorité des cas, ces mouches volantes sont parfaitement bénignes et ne traduisent aucune maladie grave. Elles correspondent à un phénomène naturel lié au vieillissement de l’œil. Pour autant, certaines circonstances doivent alerter, car elles peuvent annoncer une atteinte de la rétine nécessitant une prise en charge rapide.

Cet article vous aide à comprendre ce que sont ces corps flottants, à distinguer les situations banales des signes qui doivent vous conduire à consulter sans attendre, et à savoir comment réagir en toute sérénité.

À retenirDes corps flottants anciens et stables sont bénins. Une pluie soudaine de points, des éclairs lumineux ou un voile sombre imposent, eux, une consultation en urgence.

Que sont les corps flottants ?

L’intérieur de l’œil est rempli d’une substance gélatineuse et transparente appelée le vitré. Avec le temps, ce gel se modifie : il se liquéfie progressivement et de petites condensations de fibres s’y forment. Lorsque la lumière traverse l’œil, ces fibres projettent une ombre sur la rétine. C’est cette ombre que nous percevons sous forme de points, de filaments, de toiles d’araignée ou de petits anneaux mobiles.

Les corps flottants sont donc situés à l’intérieur de l’œil, et non à sa surface. C’est pourquoi ils suivent les mouvements du regard et restent insaisissables. Ils sont particulièrement visibles sur fond clair et uniforme, et passent souvent inaperçus dans la vie quotidienne. Avec le temps, le cerveau apprend généralement à les ignorer.

Des corps flottants le plus souvent bénins

Dans l’immense majorité des cas, les myodésopsies sont sans gravité. Elles font partie du vieillissement normal de l’œil et concernent de nombreuses personnes, en particulier à partir de la cinquantaine. Les myopes peuvent les observer plus tôt, leur œil étant plus long et leur vitré ayant tendance à se modifier précocement.

Lorsque les corps flottants sont anciens, stables, peu nombreux et n’augmentent pas, ils ne nécessitent généralement aucun traitement. La gêne, lorsqu’elle existe, tend à s’atténuer avec le temps. Il n’est habituellement pas justifié d’intervenir, et la patience reste la meilleure réponse. Un examen ophtalmologique permet néanmoins de confirmer leur caractère bénin et de rassurer.

Les signes d’alerte à ne pas négliger

Si les corps flottants sont le plus souvent anodins, leur apparition brutale ou leur modification soudaine doit toujours faire l’objet d’un examen rapide. Certains signes, en particulier, imposent de consulter sans attendre :

  • une pluie soudaine de points noirs ou de petites taches, comme une averse devant les yeux ;
  • des éclairs lumineux (phosphènes), souvent perçus sur le côté du champ visuel, surtout dans la pénombre ;
  • un voile ou un rideau sombre qui semble masquer une partie de la vision ;
  • une baisse de vision rapide ou une déformation des images ;
  • une augmentation brutale du nombre de corps flottants déjà présents.

Ces symptômes peuvent témoigner d’une traction ou d’une déchirure de la rétine. Ils ne doivent jamais être banalisés, même s’ils régressent partiellement. Face à eux, un examen du fond d’œil en urgence est indispensable.

Le décollement du vitré : un phénomène fréquent

L’une des causes les plus courantes d’apparition soudaine de corps flottants est le décollement postérieur du vitré. Avec l’âge, le vitré se décolle de la rétine à laquelle il adhérait. Ce phénomène, très fréquent, est le plus souvent bénin. Il se manifeste typiquement par l’apparition de nouvelles mouches volantes, parfois accompagnées de quelques éclairs lumineux.

Dans la plupart des cas, ce décollement se déroule sans complication. Toutefois, au moment où le vitré se sépare de la rétine, il peut, chez certaines personnes, provoquer une déchirure rétinienne. C’est pourquoi un examen ophtalmologique est recommandé lors de l’apparition brutale de ces symptômes : il permet de vérifier l’intégrité de la rétine et d’écarter toute complication.

Le décollement de rétine : une urgence à connaître

Le décollement de rétine est une situation plus rare mais sérieuse, qui nécessite une prise en charge rapide. Il survient lorsque la rétine se soulève de la paroi de l’œil, le plus souvent à la suite d’une déchirure laissant passer le liquide. Non traité, il peut entraîner une perte visuelle importante et durable.

Les signes évocateurs sont précisément ceux décrits plus haut : éclairs lumineux, pluie de corps flottants, puis apparition d’un voile sombre qui progresse dans le champ de vision, comme un rideau qui se ferme. La forte myopie, les antécédents de décollement de rétine sur l’autre œil, un traumatisme ou une chirurgie oculaire antérieure augmentent le risque. Devant ces symptômes, il faut consulter en urgence : pris à temps, un décollement de rétine peut être traité efficacement.

Quand et comment consulter

Face à des corps flottants anciens et stables, une consultation de contrôle programmée suffit le plus souvent. En revanche, devant tout changement brutal — nouvelles mouches volantes nombreuses, éclairs, voile —, un examen rapide s’impose. Votre ophtalmologue réalisera un fond d’œil dilaté afin d’examiner l’ensemble de la rétine.

Si une déchirure rétinienne est détectée précocement, elle peut souvent être traitée par laser afin de prévenir un décollement. D’autres affections rétiniennes, notamment certaines formes de DMLA ou d’atteintes de la macula, relèvent d’une prise en charge spécifique, parfois par injections intravitréennes. Un avis spécialisé permet d’orienter vers le traitement le plus adapté. En cas de doute, n’hésitez pas à contacter votre ophtalmologue à Paris.

« Je vois des points noirs qui se déplacent » : la myodésopsie

Le terme médical qui désigne ces mouches volantes est la myodésopsie. Selon les personnes, les corps flottants prennent la forme de points noirs qui se déplacent avec le regard, de filaments, de « toiles d’araignée » ou de petits cercles translucides. Ils sont plus visibles en fin de journée, sur écran, ou face à une surface claire.

Vivre avec des points noirs anciens et stables ne pose aucun problème : le cerveau finit par les filtrer et la gêne s’estompe en quelques mois. En revanche, l’apparition soudaine de nouveaux points noirs, surtout si elle s’accompagne d’éclairs lumineux ou d’un voile, impose un fond d’œil en urgence, en particulier chez les personnes myopes ou de plus de 50 ans.

Questions fréquentes

Les mouches volantes finissent-elles par disparaître ?

Elles ne disparaissent pas toujours complètement, mais elles deviennent souvent moins gênantes avec le temps. Les corps flottants peuvent se déplacer hors de l’axe de la vision et le cerveau apprend généralement à ne plus y prêter attention.

Les corps flottants sont-ils dangereux ?

Le plus souvent, non. Ils sont liés au vieillissement naturel du vitré. Le danger ne vient pas des corps flottants eux-mêmes, mais de leur apparition brutale et abondante, qui peut signaler une atteinte de la rétine à faire examiner rapidement.

Faut-il consulter en urgence pour des mouches volantes ?

Une consultation rapide est nécessaire si les corps flottants apparaissent brutalement, sont accompagnés d’éclairs lumineux, d’un voile sombre ou d’une baisse de vision. Des mouches anciennes et stables ne constituent pas une urgence, mais méritent un contrôle.

La myopie favorise-t-elle les corps flottants ?

Oui. Chez les personnes myopes, en particulier en cas de forte myopie, le vitré se modifie plus tôt et le risque de décollement de rétine est accru. Une surveillance rétinienne régulière est donc recommandée.

Existe-t-il un traitement des corps flottants ?

Dans la grande majorité des cas, aucun traitement n’est nécessaire. Lorsqu’une déchirure de la rétine est associée, elle peut être traitée. Les corps flottants bénins ne justifient généralement pas d’intervention.

ML
Dr Mikhaël LussatoOphtalmologue à Paris 8 — médecine et chirurgie de l’œil, de l’enfant dès 3 ans à l’adulte.
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Chalazion sur la paupiere : traitement par un ophtalmologue a Paris

Chalazion : causes, traitements et prévention

Chalazion : causes, traitements et prévention 800 534 ophtalmologue paris 8

À retenir : le chalazion est un petit kyste inflammatoire de la paupière, bénin, dû à l’obstruction d’une glande de Meibomius. Dans la majorité des cas, il disparaît en quelques semaines avec des soins simples (compresses chaudes et massages). S’il persiste au-delà de 2 à 3 mois, une consultation ophtalmologique s’impose : un traitement médical, voire une petite intervention, permet de s’en débarrasser définitivement.

Article rédigé par le Dr Mikhaël Lussato, ophtalmologue à Paris.

Qu’est-ce qu’un chalazion ?

Le chalazion est l’une des affections palpébrales les plus fréquentes en ophtalmologie. Il s’agit d’un kyste inflammatoire chronique de la paupière, provoqué par l’obstruction d’une glande de Meibomius. Ces glandes, situées dans l’épaisseur des paupières supérieures et inférieures, sécrètent la couche lipidique du film lacrymal, indispensable pour éviter l’évaporation trop rapide des larmes.

Lorsqu’un canal excréteur se bouche, le sébum s’accumule à l’intérieur de la glande, qui gonfle et déclenche une réaction inflammatoire locale : une boule ferme, généralement indolore, apparaît dans l’épaisseur de la paupière. Contrairement à une idée reçue, le chalazion n’est pas une infection : il n’est ni contagieux, ni lié à un manque d’hygiène.

Chalazion ou orgelet : ne pas confondre

La confusion est très fréquente, mais les deux affections sont différentes :

 ChalazionOrgelet
OrigineObstruction d’une glande de Meibomius (inflammation)Infection bactérienne d’un follicule de cil
LocalisationDans l’épaisseur de la paupièreAu bord de la paupière, sur un cil
DouleurPeu ou pas douloureux (sauf poussée)Douloureux, aspect de « bouton » avec point blanc
ÉvolutionChronique, plusieurs semainesAiguë, quelques jours

Quelles sont les causes et les facteurs favorisants ?

Le chalazion peut toucher tout le monde, à tout âge. Certains terrains y prédisposent néanmoins :

  • La blépharite : l’inflammation chronique du bord des paupières est le premier facteur de récidive ;
  • La rosacée oculaire et les peaux séborrhéiques ;
  • Le dysfonctionnement des glandes de Meibomius (sécrétions trop épaisses) ;
  • La fatigue visuelle et le frottement des yeux, notamment en cas de correction visuelle insuffisante : un défaut de vision non ou mal corrigé (myopie, hypermétropie, astigmatisme) favorise le plissement des paupières et les frottements répétés ;
  • La sécheresse oculaire et le port prolongé de lentilles de contact.

Comment soigner un chalazion ?

1. Les soins de première intention : chaleur et massages

Dans plus de la moitié des cas, le chalazion régresse spontanément grâce à des soins locaux bien conduits, à répéter 2 fois par jour pendant 2 à 4 semaines :

  • Appliquer une compresse chaude (ou un masque chauffant) sur la paupière fermée pendant 5 à 10 minutes, pour fluidifier les sécrétions ;
  • Masser ensuite doucement la paupière en direction du bord libre, pour favoriser l’évacuation de la glande ;
  • Nettoyer le bord des paupières avec un produit d’hygiène palpébrale adapté.

2. Le traitement médical

Si le chalazion persiste malgré les soins locaux, l’ophtalmologue peut prescrire une pommade associant corticoïde et antibiotique, à appliquer sur la paupière pendant une à deux semaines. Elle permet de réduire l’inflammation et d’accélérer la résorption du kyste.

3. La chirurgie du chalazion enkysté

Lorsque le chalazion est présent depuis plus de 2 à 3 mois et qu’il s’est enkysté, une incision sous anesthésie locale peut être proposée. Le geste est rapide (quelques minutes), réalisé au cabinet ou en centre, par la face interne de la paupière : il ne laisse aucune cicatrice visible. Les suites sont simples, avec une pommade cicatrisante pendant quelques jours.

Quand consulter un ophtalmologue ?

  • Le chalazion persiste au-delà de 3 à 4 semaines malgré les soins ;
  • Il récidive régulièrement, au même endroit ou ailleurs ;
  • La paupière devient rouge, chaude et douloureuse (surinfection possible) ;
  • La vision est modifiée : un chalazion volumineux peut appuyer sur la cornée et induire un astigmatisme transitoire ;
  • Chez une personne de plus de 50 ans, une lésion palpébrale qui récidive toujours au même endroit doit être examinée pour éliminer une cause plus rare.

Prévenir les récidives

La prévention repose sur l’hygiène palpébrale quotidienne chez les personnes sujettes aux chalazions : compresses chaudes régulières, nettoyage du bord des paupières, larmes artificielles en cas de sécheresse oculaire. Il est également essentiel de faire contrôler sa vue : une correction adaptée réduit la fatigue visuelle et les frottements de paupières qui entretiennent l’inflammation. Enfin, le traitement d’une blépharite ou d’une rosacée associée est indispensable pour casser le cercle des récidives.

Chalazion et chirurgie réfractive

Un chalazion actif doit être traité avant toute chirurgie réfractive (LASIK, PKR, SMILE) : l’inflammation palpébrale perturbe le film lacrymal et augmente le risque d’infection ou de sécheresse post-opératoire. Si vous envisagez de vous faire opérer de la myopie, de l’astigmatisme ou de la presbytie, le bilan préopératoire réalisé au Centre Laser Victor Hugo vérifie systématiquement l’état de vos paupières.

Questions fréquentes

Un chalazion peut-il disparaître tout seul ?

Oui, dans la majorité des cas, il se résorbe en 2 à 8 semaines avec des compresses chaudes et des massages réguliers.

Faut-il percer un chalazion ?

Non, jamais. Percer ou presser le kyste soi-même expose à une surinfection et à une inflammation accrue. L’incision est un geste médical réalisé sous anesthésie locale.

Le chalazion est-il contagieux ?

Non. Contrairement à l’orgelet, d’origine bactérienne, le chalazion est purement inflammatoire.

Peut-on se maquiller avec un chalazion ?

Il est préférable d’éviter le maquillage des paupières pendant la poussée : il entretient l’obstruction des glandes et retarde la guérison.

Combien de temps dure un chalazion enkysté ?

Sans traitement, un chalazion enkysté peut persister plusieurs mois. Au-delà de 2 à 3 mois, la chirurgie est le traitement le plus efficace.

Le Dr Mikhaël Lussato est ophtalmologue à Paris, spécialisé en chirurgie de la cataracte et en chirurgie réfractive. Il exerce également au Centre Laser Victor Hugo (Paris 16e).

Diabète et yeux : pourquoi vos yeux sont en première ligne

Diabète et yeux : pourquoi vos yeux sont en première ligne

Diabète et yeux : pourquoi vos yeux sont en première ligne 800 534 ophtalmologue paris 8

Le diabète est une maladie qui concerne l’ensemble de l’organisme, et pas seulement la glycémie. Parmi les organes les plus exposés à ses effets se trouvent les yeux, et plus précisément la rétine, cette fine membrane tapissant le fond de l’œil qui capte la lumière et transmet les images au cerveau. La rétine est richement vascularisée par de minuscules vaisseaux sanguins, particulièrement sensibles à l’excès de sucre dans le sang. C’est pourquoi, lorsque l’on vit avec un diabète, les yeux sont véritablement en première ligne.

La difficulté est que les atteintes oculaires liées au diabète évoluent le plus souvent en silence, sans douleur ni baisse de vision pendant de longues années. Lorsque les symptômes apparaissent, les lésions sont parfois déjà avancées. Comprendre ce mécanisme, et accepter un suivi régulier auprès de votre ophtalmologue, est la meilleure façon de préserver durablement votre vue.

À retenirLe diabète peut abîmer la rétine sans aucun symptôme. Un examen du fond d’œil au moins une fois par an est essentiel pour préserver votre vue, même si vous voyez parfaitement bien.

Pourquoi le diabète abîme la rétine

Un taux de sucre durablement élevé dans le sang fragilise la paroi des petits vaisseaux qui irriguent la rétine. Avec le temps, ces vaisseaux deviennent poreux, laissent fuir du liquide et du sang, puis peuvent se boucher. La rétine, moins bien irriguée, manque alors d’oxygène. C’est ce que l’on appelle la rétinopathie diabétique.

Pour tenter de compenser ce manque d’oxygène, l’œil fabrique de nouveaux vaisseaux, mais ces vaisseaux sont fragiles et anormaux. Ils peuvent saigner dans l’œil ou entraîner des complications plus sévères. Plus le diabète est ancien et moins il est équilibré, plus le risque d’atteinte rétinienne augmente. La durée d’évolution du diabète et le niveau de contrôle de la glycémie sont deux facteurs déterminants.

Diabète et yeux : pourquoi vos yeux sont en première ligne

Rétinopathie et œdème maculaire : deux atteintes à connaître

La rétinopathie diabétique désigne l’ensemble des lésions des vaisseaux de la rétine. On distingue habituellement des formes débutantes, où les anomalies restent limitées, et des formes plus évoluées, dites proliférantes, marquées par l’apparition de nouveaux vaisseaux anormaux.

À côté de cela, le diabète peut provoquer un œdème maculaire : du liquide s’accumule au niveau de la macula, la zone centrale de la rétine responsable de la vision précise, celle qui vous permet de lire ou de reconnaître un visage. L’œdème maculaire diabétique est l’une des principales causes de baisse de vision chez les personnes diabétiques. Il peut survenir même lorsque la rétinopathie n’est pas encore à un stade avancé, ce qui justifie une surveillance attentive de la région centrale de la rétine.

Une maladie longtemps silencieuse

C’est sans doute le point le plus important à retenir : au début, la rétinopathie diabétique ne se voit pas et ne se sent pas. Vous pouvez avoir une vision parfaitement normale alors que vos vaisseaux rétiniens sont déjà fragilisés. Cette absence de symptômes est trompeuse et explique pourquoi tant de personnes consultent tardivement, parfois lorsque la vision a déjà commencé à baisser.

C’est précisément parce que la maladie est discrète qu’un dépistage organisé prend tout son sens. L’objectif n’est pas d’attendre un signe d’alerte, mais de détecter les anomalies avant qu’elles ne retentissent sur votre vue. Une atteinte repérée tôt se surveille et se traite dans de bien meilleures conditions.

L’examen du fond d’œil : un rendez-vous au moins annuel

Le suivi ophtalmologique du diabète repose avant tout sur l’examen du fond d’œil, qui permet d’observer directement la rétine et ses vaisseaux. Cet examen est généralement complété par des photographies de la rétine et, lorsque cela est utile, par un examen appelé OCT (tomographie par cohérence optique), une imagerie non douloureuse qui analyse les différentes couches de la rétine et repère un éventuel œdème de la macula.

Pour la plupart des personnes diabétiques, un examen au moins une fois par an est recommandé, même en l’absence de toute gêne visuelle. Votre ophtalmologue peut adapter ce rythme selon votre situation :

  • plus rapproché si une rétinopathie est déjà présente ou si le diabète est déséquilibré ;
  • renforcé en cas de grossesse, période pendant laquelle la rétinopathie peut évoluer plus vite ;
  • adapté également si votre diabète est récent ou si d’autres facteurs de risque sont associés.

Au cabinet, ce suivi permet de constituer un véritable historique de l’état de votre rétine au fil des années, et de réagir rapidement en cas d’évolution. Vous pouvez retrouver les modalités pratiques de ces examens au cabinet.

Les signes qui doivent vous alerter

Même si la maladie est longtemps silencieuse, certains symptômes ne doivent jamais être négligés et justifient une consultation sans attendre :

  • une baisse de la vision, progressive ou brutale ;
  • une vision centrale déformée, par exemple des lignes droites qui paraissent ondulées ;
  • l’apparition soudaine de taches sombres, de points noirs ou d’un voile devant un œil ;
  • une gêne qui ne touche qu’un seul œil et qui s’installe.

Ces signes ne signifient pas forcément que la situation est grave, mais ils nécessitent un examen rapide pour en déterminer la cause. En matière de rétine, le délai de prise en charge compte beaucoup.

Diabète et yeux : pourquoi vos yeux sont en première ligne

Traiter et, surtout, prévenir

Lorsque la rétinopathie ou l’œdème maculaire le justifient, plusieurs traitements existent. Selon les cas, votre ophtalmologue peut proposer un traitement par laser ou des injections intravitréennes, qui consistent à administrer un médicament directement dans l’œil pour réduire l’œdème et stabiliser la rétine. Ces prises en charge ont pour but de préserver la vision existante, d’où l’importance d’intervenir tôt.

Mais le meilleur traitement reste la prévention. Un bon équilibre de la glycémie, suivi avec votre médecin traitant et votre diabétologue, ralentit nettement l’apparition et l’aggravation des atteintes oculaires. Le contrôle de la tension artérielle et du cholestérol joue lui aussi un rôle majeur, car ces facteurs fragilisent eux aussi les vaisseaux. L’arrêt du tabac complète utilement cette démarche.

Il est important de noter que d’autres maladies de la rétine, comme la DMLA, peuvent également toucher la macula chez les personnes plus âgées : un suivi régulier permet de faire le point sur l’ensemble de la santé de votre rétine. Pour toute question sur votre situation, n’hésitez pas à en parler avec votre ophtalmologue à Paris.

Questions fréquentes

Je suis diabétique mais je vois très bien : dois-je vraiment consulter ?
Oui. Une vision normale n’exclut pas une atteinte de la rétine, car la rétinopathie diabétique évolue longtemps sans symptôme. L’examen du fond d’œil permet de la dépister avant qu’elle ne retentisse sur votre vue.

À quelle fréquence dois-je faire examiner mes yeux ?
Un examen au moins annuel est recommandé pour la plupart des personnes diabétiques. Votre ophtalmologue peut rapprocher ce rythme si une rétinopathie est déjà présente, si le diabète est déséquilibré ou en cas de grossesse.

L’examen du fond d’œil est-il douloureux ?
Non, il n’est pas douloureux. Il nécessite parfois la dilatation de la pupille à l’aide de gouttes, ce qui peut entraîner une vision floue et une sensibilité à la lumière pendant quelques heures : il est alors préférable de ne pas conduire juste après.

Si je rééquilibre mon diabète, la rétinopathie peut-elle disparaître ?
Un bon équilibre glycémique ralentit l’évolution et réduit le risque d’aggravation, ce qui est essentiel. En revanche, les lésions déjà constituées ne disparaissent pas toujours, d’où l’intérêt d’un dépistage précoce et d’un suivi régulier.

Le diabète peut-il provoquer d’autres problèmes oculaires ?
Oui, le diabète peut notamment favoriser la cataracte et certaines formes de glaucome. C’est une raison supplémentaire de bénéficier d’un suivi ophtalmologique complet et régulier.

ML
Dr Mikhaël LussatoOphtalmologue à Paris 8 — médecine et chirurgie de l’œil, de l’enfant dès 3 ans à l’adulte.
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