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Chirurgie réfractive : êtes-vous un bon candidat ?

Chirurgie réfractive : êtes-vous un bon candidat au laser ?

Chirurgie réfractive : êtes-vous un bon candidat au laser ? 800 534 ophtalmologue paris 8

Se libérer des lunettes et des lentilles : c’est la promesse de la chirurgie réfractive. Grâce au laser ou aux implants, elle corrige durablement la plupart des défauts visuels. Mais quelles techniques existent, qui peut en bénéficier, comment se déroule l’intervention et quels résultats espérer ? Ce guide complet répond aux questions que l’on se pose avant de franchir le pas.

Qu’est-ce que la chirurgie réfractive ?

La chirurgie réfractive regroupe l’ensemble des techniques qui corrigent durablement les défauts de la vision, en remodelant la cornée au laser ou en posant un implant à l’intérieur de l’œil. L’objectif est de réduire, voire de supprimer, la dépendance aux lunettes et aux lentilles. Ce n’est pas une chirurgie « de confort » anodine : elle nécessite un bilan rigoureux et une indication posée au cas par cas, car tous les yeux ne s’y prêtent pas.

Quels défauts visuels peut-on corriger ?

La chirurgie réfractive permet de traiter la myopie (vision floue de loin), l’hypermétropie (effort pour voir net, surtout de près), l’astigmatisme (vision déformée à toutes les distances) et, dans une certaine mesure, la presbytie (difficulté à lire de près après 45 ans). Selon le défaut, son importance et les caractéristiques de votre œil, une technique sera plus adaptée qu’une autre.

Les principales techniques

Il existe deux grandes familles de solutions : les techniques au laser, qui remodèlent la cornée (PKR, LASIK), et les techniques par implant, qui ajoutent ou remplacent une lentille à l’intérieur de l’œil. Le choix dépend de votre correction, de l’épaisseur et de la forme de votre cornée, de votre âge et de votre mode de vie.

Le LASIK

Le LASIK est la technique laser la plus répandue. Le chirurgien crée une fine lamelle dans la cornée (le capot), la soulève, puis remodèle la cornée au laser avant de reposer la lamelle. Son principal avantage est une récupération visuelle rapide, souvent en 24 à 48 heures, avec peu de douleur. Il requiert une cornée d’épaisseur suffisante.

La PKR (laser de surface)

La PKR traite la surface de la cornée, sans créer de capot. La couche superficielle (l’épithélium) est retirée puis se régénère naturellement en quelques jours. La récupération est un peu plus longue et les premiers jours plus inconfortables qu’avec le LASIK, mais cette technique est précieuse pour les cornées fines ou certains profils particuliers.

Le SMILE : une technique mini-invasive

Plus récent, le SMILE (Small Incision Lenticule Extraction) corrige la myopie et l’astigmatisme à l’aide d’un laser femtoseconde, en retirant un fin lenticule de cornée par une toute petite incision, sans créer de capot comme dans le LASIK. Cette approche mini-invasive réduit la sécheresse oculaire postopératoire et préserve la résistance de la cornée. Elle ne convient pas à tous les défauts, et son indication est évaluée au cas par cas lors du bilan.

Les implants intraoculaires

Lorsque le laser n’est pas indiqué (défaut trop important, cornée insuffisante), la pose d’un implant peut être proposée. Il peut s’agir d’un implant ajouté devant le cristallin (implant phaque) ou d’un remplacement du cristallin par un implant, en particulier après 50-55 ans lorsque la presbytie ou une cataracte débutante entre en jeu. Le choix se fait toujours au cas par cas.

Chirurgie réfractive et presbytie : quelles solutions ?

La presbytie, qui apparaît vers 45 ans, complique la lecture de près. Plusieurs solutions existent : la « bascule » ou monovision, où un œil est corrigé pour la vision de loin et l’autre pour le près ; le laser presbytie ; ou, après 50-55 ans, la pose d’implants multifocaux, souvent au moment d’une chirurgie du cristallin. Le choix dépend de votre vue, de votre métier et de vos habitudes visuelles, et se discute en détail avec votre chirurgien.
Chirurgie réfractive : êtes-vous un bon candidat ?

Êtes-vous un bon candidat ? Les critères

Plusieurs conditions doivent être réunies pour envisager une chirurgie réfractive :

  • Avoir une vue stable depuis au moins un an ;
  • Être majeur, idéalement après 20 à 21 ans ;
  • Disposer d’une cornée d’épaisseur et de forme adaptées ;
  • Ne pas présenter de maladie oculaire évolutive ;
  • Avoir des attentes réalistes vis-à-vis du résultat.

Les situations qui peuvent contre-indiquer l’opération

Certaines situations imposent la prudence ou écartent l’intervention : cornée trop fine, kératocône (déformation de la cornée), sécheresse oculaire importante, grossesse ou allaitement en cours, certaines maladies générales ou auto-immunes. Le bilan préopératoire a précisément pour but de dépister ces contre-indications afin de garantir la sécurité.

Le bilan préopératoire, étape clé

Aucune chirurgie réfractive ne se décide sans un bilan approfondi. Il comprend la mesure précise de la vue, une topographie cornéenne (cartographie de la cornée), la mesure de l’épaisseur cornéenne (pachymétrie), l’évaluation du film lacrymal et un examen complet de l’œil. C’est ce bilan qui détermine la faisabilité, la technique la plus sûre et le résultat attendu.

Comment préparer son intervention ?

Avant le bilan, il est demandé de retirer ses lentilles de contact pendant une durée précise (quelques jours pour les souples, plus longtemps pour les rigides), car elles modifient la forme de la cornée et fausseraient les mesures. Le jour de l’intervention, présentez-vous démaquillé, sans parfum ni crème autour des yeux, et prévoyez une personne pour vous raccompagner. Les consignes détaillées vous sont remises à l’avance.

Comment se déroule l’intervention ?

L’intervention au laser se déroule en ambulatoire et dure quelques minutes par œil. Elle est réalisée sous anesthésie locale par collyre : vous ne ressentez pas de douleur, seulement parfois une légère pression. Les deux yeux sont souvent traités le même jour pour les techniques laser. Vous repartez chez vous le jour même, accompagné, sans conduire immédiatement.

Les suites et la récupération

Avec le LASIK, la vision devient souvent fonctionnelle dès le lendemain. Avec la PKR, la récupération s’étale sur quelques jours à quelques semaines. Dans les deux cas, des collyres sont prescrits, et il est recommandé d’éviter de se frotter les yeux, la piscine et les environnements poussiéreux pendant la période indiquée. Une sécheresse oculaire transitoire est fréquente et s’estompe progressivement.

Reprendre ses activités : sport, travail, écrans

La reprise dépend de la technique. Après un LASIK, le travail sur écran est souvent possible dès le lendemain ou le surlendemain ; après une PKR, il faut compter quelques jours de plus. Les sports sans contact se reprennent en général sous une à deux semaines, la piscine et les sports de contact un peu plus tard. Votre chirurgien vous indique un calendrier précis adapté à votre cas.

Peut-on vraiment se passer de lunettes ?

Dans la majorité des cas bien sélectionnés, la chirurgie réfractive permet de mener la plupart des activités sans correction. Le résultat dépend toutefois du défaut initial et de l’œil de chacun ; une correction d’appoint peut rester nécessaire dans certaines situations, par exemple pour la conduite de nuit ou la lecture après l’apparition de la presbytie. Votre chirurgien vous explique précisément ce que vous pouvez attendre.

Les risques et effets secondaires

La chirurgie réfractive est aujourd’hui fiable, mais comme toute intervention, elle comporte une part de risque. Les effets les plus fréquents sont transitoires : sécheresse oculaire, halos ou éblouissements nocturnes les premières semaines. Les complications sérieuses restent rares lorsque les indications sont bien respectées. Le respect du bilan et des consignes postopératoires en réduit nettement la probabilité.

Quel est le coût et le remboursement ?

La chirurgie réfractive est considérée comme une chirurgie de confort : elle n’est pas prise en charge par l’Assurance Maladie. Certaines mutuelles proposent toutefois un forfait partiel. Un devis détaillé et personnalisé vous est remis avant l’intervention, après le bilan, afin de décider en toute transparence.

Lentilles, lunettes ou chirurgie : comment choisir ?

Chaque solution a ses avantages. Les lunettes sont simples et sans risque, mais contraignantes pour certains. Les lentilles offrent une vision naturelle mais demandent un entretien rigoureux et exposent à des risques infectieux en cas de mauvais usage. La chirurgie réfractive vise une autonomie durable, mais suppose une indication précise et un investissement financier. Le bon choix est personnel : il se construit avec l’ophtalmologue, en fonction de vos yeux et de votre mode de vie.

Pourquoi le bilan et le choix du chirurgien sont déterminants

En chirurgie réfractive, la sécurité et la qualité du résultat reposent avant tout sur la rigueur du bilan préopératoire et l’expérience du chirurgien, davantage que sur la seule technologie. Un bon praticien sait aussi dire non lorsqu’un œil ne se prête pas à l’intervention. Prendre le temps d’un examen approfondi et d’un échange clair sur les bénéfices et les limites est le meilleur gage d’une décision éclairée.

Idées reçues sur le laser des yeux

« Le laser brûle l’œil » : faux, il sculpte la cornée avec une précision micrométrique, sans chaleur ressentie. « C’est risqué » : les complications graves sont rares quand les indications sont respectées. « Tout le monde peut se faire opérer » : faux, le bilan élimine les yeux non éligibles. « Une fois opéré, on ne portera plus jamais de lunettes » : souvent vrai pour la vision de loin, mais la presbytie liée à l’âge finit par concerner tout le monde.

Questions fréquentes (FAQ)

L’opération au laser est-elle douloureuse ?
Non. Grâce à l’anesthésie par collyre, le geste est indolore. Avec la PKR, un inconfort peut être ressenti les premiers jours, le temps de la cicatrisation de surface.

Combien de temps dure la récupération ?
Très rapide avec le LASIK (souvent 24 à 48 heures), un peu plus longue avec la PKR (quelques jours à quelques semaines).

À partir et jusqu’à quel âge peut-on être opéré ?
On opère en général à partir de 20-21 ans, une fois la vue stable. Après 50-55 ans, une solution par implant est souvent plus adaptée.

Le résultat est-il définitif ?
La correction obtenue est stable, mais elle n’empêche pas l’évolution naturelle de l’œil, notamment l’apparition de la presbytie puis, plus tard, d’une éventuelle cataracte.

Peut-on opérer une forte myopie ?
Oui, mais au-delà d’un certain degré ou si la cornée est insuffisante, un implant est souvent préférable au laser.

La chirurgie réfractive est-elle remboursée ?
Non par l’Assurance Maladie, car il s’agit d’une chirurgie de confort. Certaines mutuelles participent partiellement.

Que se passe-t-il si je cligne ou bouge pendant le laser ?
Un système de centrage suit l’œil en temps réel et interrompt le laser au moindre mouvement, garantissant la sécurité du traitement.

La chirurgie réfractive empêche-t-elle d’avoir une cataracte plus tard ?
Non. Elle corrige la vue mais n’empêche pas le vieillissement du cristallin : une cataracte peut survenir plus tard et s’opère normalement.

Peut-on porter des lentilles après l’opération ?
En principe ce n’est plus nécessaire, mais cela reste possible dans certains cas particuliers, sur avis de l’ophtalmologue.

Le résultat peut-il régresser avec le temps ?
Une légère évolution est possible, surtout en cas de myopie forte. Une retouche peut parfois être envisagée si nécessaire.

Combien de temps dure l’intervention au laser ?
Quelques minutes par œil seulement. Le temps de présence au centre est plus long, mais l’action du laser ne dure que quelques dizaines de secondes.

Peut-on opérer les deux yeux le même jour ?
Oui : pour les techniques laser, les deux yeux sont fréquemment traités lors de la même séance.

Prendre rendez-vous à Paris 8

La seule façon de savoir si vous êtes éligible est de réaliser un bilan complet. Découvrez notre page chirurgie réfractive, puis prenez rendez-vous avec le Dr Mikhaël Lussato, ophtalmologue à Paris 8, pour évaluer votre situation. Rendez-vous en ligne ou au 01 42 25 37 66.

Cet article a une vocation informative et ne remplace pas une consultation médicale personnalisée.

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Maux de tête et vision : quand vos yeux sont en cause

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Les maux de tête figurent parmi les motifs de consultation les plus fréquents, et beaucoup de patients se demandent à juste titre si leurs yeux pourraient en être responsables. Cette intuition n’est pas dénuée de fondement : un effort visuel prolongé ou un défaut optique mal corrigé peut effectivement déclencher des céphalées, en particulier en fin de journée ou après une longue période de travail sur écran.

Pour autant, tous les maux de tête ne viennent pas des yeux, loin de là. Il est essentiel de savoir distinguer les céphalées d’origine visuelle des autres causes, parfois plus générales, afin d’orienter correctement la prise en charge. Un examen ophtalmologique complet permet justement de faire la part des choses.

Dans cet article, nous passons en revue les situations où la vision est réellement en cause, celles où elle ne l’est pas, et le rôle précis du bilan ophtalmologique dans cette démarche.

À retenirDes maux de tête en fin de journée, après la lecture ou l’écran, peuvent venir d’un trouble visuel non corrigé. Un simple bilan de la vue permet de le vérifier.
Maux de tête et vision : quand vos yeux sont en cause

Maux de tête et vision : quand vos yeux sont en cause

Les troubles réfractifs non corrigés : une cause fréquente et sous-estimée

Lorsqu’un défaut optique n’est pas ou mal corrigé, l’œil fournit en permanence un effort d’accommodation pour tenter de rendre l’image nette. Ce travail musculaire continu, souvent inconscient, peut se traduire par une fatigue oculaire et des maux de tête, typiquement localisés au niveau du front ou des tempes.

Plusieurs troubles réfractifs sont concernés :

  • L’hypermétropie : l’œil voit mieux de loin que de près, mais doit accommoder en permanence, y compris pour la vision de loin chez les formes importantes. Chez le sujet jeune, cet effort est souvent compensé, au prix de céphalées et d’une fatigue visuelle.
  • L’astigmatisme : la cornée présente une courbure irrégulière, ce qui rend l’image floue ou déformée à toutes les distances. L’effort permanent pour « remettre au point » est une source classique de gêne et de maux de tête.
  • La presbytie : à partir de 45 ans environ, la vision de près devient difficile. Forcer pour lire un texte de petite taille sollicite l’accommodation résiduelle et peut provoquer des céphalées en fin de journée.

Le point commun de ces situations est que le mal de tête survient ou s’aggrave lors des tâches visuelles soutenues, et qu’il s’améliore au repos. Une correction adaptée, qu’il s’agisse de lunettes, de lentilles ou, dans certains cas, d’une chirurgie réfractive, fait souvent disparaître la gêne.

La fatigue visuelle numérique et les écrans

Le travail prolongé sur écran est aujourd’hui l’une des causes les plus répandues d’inconfort visuel. On parle de fatigue visuelle numérique, ou syndrome de vision informatique. Il ne s’agit pas d’une maladie des yeux à proprement parler, mais d’un ensemble de symptômes liés à une sollicitation intense et continue du système visuel.

Plusieurs mécanismes se combinent. Devant un écran, nous clignons des yeux deux à trois fois moins souvent qu’à l’ordinaire, ce qui assèche la surface oculaire et favorise une sensation de picotement ou de brûlure. Par ailleurs, la fixation rapprochée prolongée maintient l’accommodation et la convergence en tension constante. À cela s’ajoutent souvent un éclairage inadapté, des reflets et une mauvaise posture.

Les symptômes typiques associent maux de tête frontaux, yeux qui piquent ou rougissent, vision intermittente floue et sensation de tiraillement. Quelques mesures simples améliorent nettement le confort :

  • Appliquer la règle dite du 20-20-20 : toutes les 20 minutes, regarder un point situé à environ 6 mètres (20 pieds) pendant 20 secondes.
  • Positionner l’écran légèrement en dessous du niveau des yeux, à une distance d’environ 50 à 70 cm.
  • Penser à cligner volontairement des yeux et, si besoin, utiliser des larmes artificielles.
  • Soigner l’éclairage de la pièce et limiter les reflets sur l’écran.
Maux de tête et vision : quand vos yeux sont en cause

Maux de tête et vision : quand vos yeux sont en cause

Si ces ajustements ne suffisent pas, un bilan permet de vérifier l’absence d’un trouble réfractif sous-jacent qui aggraverait la fatigue.

Quand le mal de tête n’est pas d’origine oculaire

Il est important de le souligner clairement : dans la majorité des cas, un mal de tête isolé n’est pas dû aux yeux. De nombreuses céphalées relèvent d’autres mécanismes, sans rapport avec la vision.

C’est notamment le cas des céphalées de tension, liées au stress et aux contractures musculaires, et de la migraine, qui se manifeste par des crises pulsatiles parfois précédées d’une aura visuelle. Cette aura, faite de scintillements ou de lignes brisées, est d’origine neurologique et non oculaire, même si elle se traduit par des phénomènes visuels. D’autres causes existent : sinusite, troubles du sommeil, déshydratation, hypertension artérielle ou bruxisme.

Certains signes doivent conduire à consulter rapidement, car ils sortent du cadre d’une simple fatigue visuelle :

  • Un mal de tête brutal, intense et inhabituel.
  • Des céphalées associées à des troubles neurologiques (faiblesse, troubles de la parole, vision double persistante).
  • Une baisse de vision rapide, des douleurs oculaires intenses ou un œil rouge douloureux.
  • Des maux de tête qui s’aggravent progressivement, surtout le matin, ou accompagnés de vomissements.

Dans ces situations, l’avis médical, parfois neurologique, prime sur la seule question de la correction optique.

Le rôle du bilan ophtalmologique

Face à des maux de tête évoquant une origine visuelle, la consultation chez un ophtalmologue à Paris apporte une réponse précise. L’examen commence par la mesure de l’acuité visuelle et la recherche d’un trouble réfractif, puis se complète par une évaluation de la vision binoculaire, c’est-à-dire de la manière dont les deux yeux travaillent ensemble.

Un trouble de la convergence ou un déséquilibre oculomoteur, par exemple, peut générer des céphalées sans qu’il existe de véritable défaut optique. L’examen permet aussi de vérifier l’état de la surface oculaire, de mesurer la pression intraoculaire et d’examiner le fond d’œil, afin d’écarter une cause organique.

À l’issue du bilan, plusieurs solutions peuvent être proposées selon le diagnostic : une correction optique adaptée, des conseils d’hygiène visuelle, le traitement d’une sécheresse oculaire, ou encore le port de lentilles et l’orthokératologie dans certaines situations. L’objectif est toujours d’apporter une réponse personnalisée, sans précipitation et sans solution unique.

Questions fréquentes

Des lunettes peuvent-elles faire disparaître mes maux de tête ?

Oui, lorsque les céphalées sont liées à un trouble réfractif non corrigé. Une correction adaptée supprime l’effort d’accommodation permanent et soulage souvent rapidement. En revanche, si le mal de tête a une autre origine, les lunettes ne le feront pas disparaître.

Les écrans abîment-ils définitivement les yeux ?

Non, à ce jour, rien ne montre que les écrans provoquent des lésions oculaires durables chez l’adulte. Ils engendrent une fatigue visuelle réversible et inconfortable, mais sans dommage permanent. De bonnes habitudes suffisent généralement à limiter la gêne.

À partir de quand faut-il consulter pour des maux de tête ?

Il est conseillé de consulter si les maux de tête sont fréquents, gênent vos activités, s’accompagnent de troubles visuels, ou si vous n’avez pas fait contrôler votre vue depuis plusieurs années. Tout mal de tête brutal ou inhabituel justifie un avis médical rapide.

Mon enfant se plaint de maux de tête en classe, est-ce la vue ?

C’est une possibilité fréquente, en particulier en cas d’hypermétropie ou d’astigmatisme non dépistés. Un enfant qui plisse les yeux, se rapproche de son cahier ou se plaint de maux de tête à l’école mérite un examen ophtalmologique.

La fatigue visuelle peut-elle donner des vertiges ?

Un effort visuel intense ou un déséquilibre entre les deux yeux peuvent parfois s’accompagner d’une sensation d’inconfort, voire de légers étourdissements. Si des vertiges sont au premier plan, d’autres causes doivent toutefois être recherchées avec votre médecin.

ML
Dr Mikhaël LussatoOphtalmologue à Paris 8 — médecine et chirurgie de l’œil, de l’enfant dès 3 ans à l’adulte.
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Soleil et UV : bien protéger ses yeux | Ophtalmologue Paris 8

Soleil et UV : comment bien protéger ses yeux

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Quand le soleil revient, nous pensons spontanément à protéger notre peau avec de la crème solaire. Pourtant, nos yeux sont eux aussi exposés aux rayons ultraviolets, et tout aussi vulnérables. Les UV ne provoquent pas de coup de soleil visible sur l’œil, ce qui rend leur effet plus sournois : les dommages s’accumulent silencieusement, année après année.

Protéger ses yeux du soleil n’est pas une question de confort ou de mode : c’est un véritable geste de prévention pour la santé visuelle, à tout âge. Une bonne paire de lunettes solaires, choisie selon des critères précis, constitue la meilleure défense contre ces rayonnements invisibles.

En tant qu’ophtalmologue à Paris, je vous explique pourquoi les UV sont dangereux pour les yeux et comment bien les protéger, en particulier ceux des enfants, qui sont les plus sensibles.

À retenirLes UV abîment les yeux à long terme (cataracte, rétine). La teinte d’un verre ne protège pas : seuls le marquage CE et la catégorie de filtre comptent vraiment.

Pourquoi les UV sont-ils dangereux pour les yeux ?

Les rayons ultraviolets émis par le soleil sont une forme de rayonnement invisible mais énergétique. Au niveau de l’œil, ils peuvent provoquer des dommages aussi bien à court terme qu’à long terme. Le principal danger tient à leur effet cumulatif : chaque exposition s’ajoute aux précédentes tout au long de la vie.

Plusieurs structures de l’œil sont concernées. À la surface, la cornée et la conjonctive sont en première ligne. En profondeur, le cristallin et la rétine peuvent également subir les effets des UV au fil des années. C’est pourquoi la protection oculaire est importante dès le plus jeune âge.

Les risques liés à une exposition aux UV

Une exposition excessive ou répétée au rayonnement solaire peut favoriser plusieurs affections oculaires :

  • L’ophtalmie : c’est une sorte de « coup de soleil » de la cornée, qui survient après une exposition intense, par exemple à la montagne ou en mer sans protection. Elle provoque douleurs, larmoiement et sensation de sable dans les yeux. Très inconfortable, elle guérit généralement en quelques jours, mais reste à éviter.
  • Le ptérygion : il s’agit d’une excroissance de la conjonctive qui peut progressivement empiéter sur la cornée. Le soleil et le vent sont des facteurs favorisants reconnus.
  • La cataracte : l’exposition cumulée aux UV est un facteur de risque reconnu d’opacification du cristallin. La cataracte est fréquente avec l’âge et se traite efficacement, comme expliqué sur la page consacrée à la chirurgie de la cataracte.
  • La DMLA : la dégénérescence maculaire liée à l’âge, qui touche la zone centrale de la rétine, compte parmi ses facteurs de risque évoqués une exposition lumineuse importante au fil de la vie. Vous trouverez plus d’informations sur la page dédiée à la DMLA.
Soleil et UV : bien protéger ses yeux | Ophtalmologue Paris 8

Soleil et UV : bien protéger ses yeux | Ophtalmologue Paris 8

Protéger ses yeux du soleil, c’est donc agir en amont sur plusieurs de ces affections, sans pour autant céder à l’inquiétude : il s’agit simplement d’adopter de bons réflexes.

Comment bien choisir ses lunettes de soleil ?

Toutes les lunettes de soleil ne se valent pas, et le critère le plus important n’est pas celui auquel on pense spontanément. Voici les points essentiels à vérifier.

Le marquage CE : indispensable

La première chose à rechercher est le marquage « CE » sur la branche ou l’emballage. Il garantit que les lunettes répondent aux normes européennes de protection contre les UV. Une paire sans ce marquage, achetée par exemple sur un marché ou auprès d’un vendeur non identifié, n’offre aucune garantie réelle de protection.

La catégorie de filtre, pas la teinte

C’est un point fondamental et souvent mal compris : la couleur ou l’intensité de la teinte du verre ne reflète pas son niveau de protection contre les UV. Un verre très foncé mais sans véritable filtre UV peut même être dangereux. En effet, l’obscurité fait dilater la pupille, qui laisse alors entrer davantage de rayons nocifs. Ce qui compte réellement, c’est la catégorie de filtre, indiquée de 0 à 4 :

  • Catégorie 0 à 1 : protection faible, pour un temps couvert ou un usage esthétique.
  • Catégorie 2 : protection moyenne, adaptée à une luminosité modérée.
  • Catégorie 3 : protection élevée, idéale pour une utilisation courante en plein soleil, à la plage ou en ville.
  • Catégorie 4 : protection très élevée, réservée aux conditions extrêmes comme la haute montagne ou la mer ; elle est déconseillée pour la conduite.

Pour un usage estival classique, une catégorie 3 associée au marquage CE constitue un excellent choix.

La forme et la couverture

Au-delà du verre lui-même, la forme des lunettes compte. Des montures suffisamment couvrantes, voire enveloppantes, limitent l’entrée de la lumière sur les côtés. Un chapeau ou une casquette à visière complète utilement la protection.

La protection des enfants : une priorité

Les yeux des enfants sont particulièrement vulnérables aux UV. Leur cristallin est plus transparent que celui de l’adulte et laisse passer une plus grande proportion de rayons jusqu’à la rétine. Or, une partie importante de notre exposition solaire totale a lieu avant l’âge adulte.

Il est donc essentiel d’équiper les enfants de véritables lunettes de soleil, portant le marquage CE et d’une catégorie de filtre adaptée (souvent une catégorie 3 ou 4 selon les conditions). Mieux vaut éviter les lunettes jouets, qui n’assurent pas une protection réelle. Un chapeau à large bord et la recherche de l’ombre aux heures les plus ensoleillées complètent ces précautions. Inculquer ces bons réflexes dès l’enfance, c’est protéger durablement leur capital visuel.
Soleil et UV : bien protéger ses yeux | Ophtalmologue Paris 8

Les bons réflexes au quotidien

Quelques habitudes simples permettent de préserver ses yeux du soleil tout au long de l’année :

  • Porter ses lunettes de soleil dès que la luminosité est forte, même en hiver, notamment à la montagne où la neige réfléchit fortement les UV.
  • Se méfier des situations à fort reflet : eau, sable, neige, qui augmentent l’exposition.
  • Ne jamais fixer le soleil directement, en particulier lors d’une éclipse.
  • Privilégier l’ombre aux heures où le soleil est au plus haut.

Ces gestes, faciles à intégrer, font une vraie différence sur le long terme.

Questions fréquentes

Faut-il porter des lunettes de soleil même par temps nuageux ?

Oui, car les UV traversent en partie les nuages. Lors d’activités extérieures prolongées, même par ciel voilé, une protection adaptée reste utile, en particulier en altitude ou près de surfaces réfléchissantes comme l’eau ou la neige.

Une teinte foncée protège-t-elle mieux des UV ?

Non. La teinte du verre n’indique pas le niveau de protection UV. Un verre foncé sans filtre adéquat peut même être néfaste, car il dilate la pupille. Ce qui compte, c’est le marquage CE et la catégorie de filtre, et non la couleur du verre.

Les UV peuvent-ils vraiment favoriser la cataracte ?

L’exposition cumulée aux UV est reconnue comme l’un des facteurs de risque de la cataracte. Protéger ses yeux tout au long de la vie contribue à préserver la transparence du cristallin, même si l’âge reste le principal facteur en cause.

À partir de quel âge protéger les yeux des enfants ?

Dès le plus jeune âge. Les yeux des enfants laissent passer davantage d’UV que ceux des adultes. Des lunettes marquées CE, un chapeau et la recherche de l’ombre sont recommandés dès que l’enfant est exposé au soleil de façon prolongée.

Les lunettes correctrices teintées suffisent-elles ?

Cela dépend de leurs caractéristiques. Des verres correcteurs solaires peuvent offrir une bonne protection s’ils répondent aux normes UV et présentent une catégorie de filtre adaptée. Votre ophtalmologue ou votre opticien peut vous conseiller des verres conformes à vos besoins.

ML
Dr Mikhaël LussatoOphtalmologue à Paris 8 — médecine et chirurgie de l’œil, de l’enfant dès 3 ans à l’adulte.
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Presbytie : comprendre et corriger | Ophtalmologue Paris 8

Presbytie : comprendre et corriger la vue qui baisse de près

Presbytie : comprendre et corriger la vue qui baisse de près 800 534 ophtalmologue paris 8

La presbytie est une étape naturelle de la vie visuelle que chacun rencontre tôt ou tard. Vers la quarantaine, on s’aperçoit qu’il devient nécessaire d’éloigner son téléphone ou son journal pour lire confortablement, surtout en lumière faible. Ce changement, souvent vécu comme le premier signe du temps qui passe, n’a pourtant rien d’une maladie.

Il s’agit d’une évolution physiologique du cristallin, la lentille naturelle de l’œil, qui touche absolument tout le monde, y compris les personnes qui ont toujours eu une excellente vue. La bonne nouvelle est qu’il existe aujourd’hui des solutions variées et efficaces pour retrouver un confort de lecture, que votre ophtalmologue à Paris pourra adapter à votre situation.

Cet article explique le mécanisme de la presbytie, la différence avec d’autres troubles comme l’hypermétropie, et les principales options pour la corriger.

À retenirLa presbytie est un vieillissement naturel du cristallin, pas une maladie. Elle touche tout le monde vers 45 ans et se corrige bien (lunettes, lentilles, parfois chirurgie).

Comprendre le mécanisme de la presbytie

Pour voir net de près, l’œil doit modifier la forme de son cristallin afin d’augmenter sa puissance : c’est l’accommodation. Le cristallin, souple chez l’enfant et le jeune adulte, se bombe sous l’action d’un petit muscle pour faire la mise au point sur les objets rapprochés.

Avec les années, ce cristallin perd progressivement de sa souplesse et durcit. À partir de 40 à 45 ans environ, il ne parvient plus à se déformer suffisamment, et la mise au point de près devient difficile. C’est la presbytie. Le phénomène évolue généralement jusqu’à 60 ans environ, puis se stabilise.

Les signes sont caractéristiques : besoin d’éloigner les textes pour les lire, fatigue visuelle et maux de tête lors de la lecture, difficulté accrue en faible luminosité, et gêne particulière pour les petits caractères. Il est important de comprendre que la presbytie n’abîme pas l’œil : elle traduit simplement le vieillissement normal du cristallin.

Presbytie : comprendre et corriger | Ophtalmologue Paris 8

Presbytie : comprendre et corriger | Ophtalmologue Paris 8

Presbytie et hypermétropie : ne pas confondre

La presbytie est souvent confondue avec l’hypermétropie, car toutes deux gênent la vision de près. Pourtant, leurs mécanismes sont distincts.

L’hypermétropie est un trouble réfractif lié à la longueur ou à la courbure de l’œil : l’image se forme en arrière de la rétine. Elle est présente dès la naissance et peut concerner aussi bien la vision de loin que de près. Chez le sujet jeune, l’accommodation la compense souvent, mais au prix d’une fatigue visuelle.

La presbytie, elle, n’a rien à voir avec la forme de l’œil. Elle résulte uniquement de la perte de souplesse du cristallin liée à l’âge, et elle survient chez tout le monde, qu’on soit emmétrope (sans défaut visuel), myope, hypermétrope ou astigmate. Une personne hypermétrope deviendra d’ailleurs presbyte plus précocement sur le plan ressenti, les deux phénomènes s’additionnant. À l’inverse, un myope léger pourra parfois lire de près en retirant ses lunettes. Cette distinction guide le choix de la correction la plus adaptée.

Les solutions optiques : lunettes et lentilles

La correction la plus simple et la plus répandue reste les lunettes. Plusieurs options existent selon les besoins et le mode de vie :

  • Les lunettes de lecture : dédiées à la vision de près, idéales si la vision de loin est bonne. Elles doivent être retirées pour regarder au loin.
  • Les verres progressifs : ils corrigent en continu toutes les distances, de la vision de loin à la vision de près, sans démarcation visible. Une courte période d’adaptation est parfois nécessaire.
  • Les verres dégressifs : conçus pour le travail de bureau et les écrans, ils privilégient les distances intermédiaires et de près.

Les lentilles de contact constituent une alternative intéressante pour ceux qui ne souhaitent pas porter de lunettes. Les lentilles multifocales permettent de voir à différentes distances, et certaines stratégies, comme la bascule (un œil pour le loin, l’autre pour le près), donnent de bons résultats. Un bilan permet de déterminer la solution la mieux tolérée. Pour explorer ces options, la consultation dédiée aux lentilles et à l’orthokératologie apporte des réponses personnalisées.

Les options chirurgicales

Lorsque le port de lunettes ou de lentilles ne convient pas, des solutions chirurgicales peuvent être discutées. Elles ne s’adressent pas à tout le monde et nécessitent toujours une évaluation préalable rigoureuse, car le choix dépend de l’âge, de l’état du cristallin et des attentes de chacun.

La chirurgie réfractive au laser peut, dans certains cas, corriger la presbytie, notamment par des techniques de monovision où un œil est privilégié pour la vision de loin et l’autre pour la vision de près. Cette approche convient à des profils sélectionnés et suppose une bonne tolérance, parfois testée au préalable avec des lentilles.

Lorsque la presbytie s’accompagne du début d’une opacification du cristallin, ou chez le sujet plus âgé, on peut envisager le remplacement du cristallin par un implant. Cette intervention rejoint alors la chirurgie de la cataracte : le cristallin vieillissant est remplacé par un implant qui peut, selon les cas, corriger à la fois la vision de loin et de près. Ces options méritent une discussion approfondie et sans précipitation, afin de choisir la solution réellement adaptée à votre situation, et non une réponse standardisée.

Presbytie : comprendre et corriger | Ophtalmologue Paris 8

Presbytie : comprendre et corriger | Ophtalmologue Paris 8

Questions fréquentes

À quel âge apparaît la presbytie ?

La presbytie se manifeste généralement entre 40 et 45 ans, parfois un peu plus tôt chez les personnes hypermétropes. Elle évolue progressivement jusqu’à environ 60 ans, puis se stabilise. C’est un phénomène naturel qui touche tout le monde.

La presbytie peut-elle s’aggraver si je porte des lunettes ?

Non. Les lunettes n’accélèrent pas la presbytie ; elles ne font que compenser une difficulté existante. L’évolution est liée au vieillissement naturel du cristallin, que l’on porte ou non une correction. Vos verres seront simplement adaptés au fil du temps.

Peut-on opérer la presbytie ?

Oui, dans certains cas, par chirurgie au laser ou par remplacement du cristallin par un implant. Ces options ne conviennent toutefois pas à tout le monde et nécessitent un bilan complet. Le choix se fait au cas par cas, après discussion des bénéfices et des limites.

Les lunettes de lecture vendues en pharmacie sont-elles une bonne solution ?

Elles peuvent dépanner ponctuellement si votre vue est par ailleurs normale et identique sur les deux yeux. Elles ne tiennent cependant pas compte d’un éventuel astigmatisme ou d’une différence entre les deux yeux. Un examen reste préférable pour une correction réellement adaptée.

Si j’étais myope, vais-je quand même devenir presbyte ?

Oui, la myopie ne protège pas de la presbytie. En revanche, un myope léger peut parfois lire de près en retirant ses lunettes, ce qui peut donner l’impression d’y échapper. Le cristallin vieillit de la même façon chez tous.

ML
Dr Mikhaël LussatoOphtalmologue à Paris 8 — médecine et chirurgie de l’œil, de l’enfant dès 3 ans à l’adulte.
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À quel âge examiner les yeux de son enfant ? | Paris 8

À quel âge faire examiner les yeux de son enfant ?

À quel âge faire examiner les yeux de son enfant ? 800 534 ophtalmologue paris 8

« À quel âge faut-il faire examiner les yeux de mon enfant ? » Cette question revient très souvent chez les parents, et elle est tout à fait légitime. Chez le jeune enfant, la vision est en pleine construction, et certains troubles passent facilement inaperçus parce que l’enfant, ne connaissant pas d’autre façon de voir, ne se plaint de rien.

Or, le dépistage précoce des troubles visuels est essentiel. Détectés et traités à temps, la plupart se corrigent très bien. Repérés trop tard, certains peuvent en revanche laisser des séquelles définitives sur la vision. Le bon réflexe consiste donc à respecter les grandes étapes de surveillance, sans attendre que l’enfant signale lui-même une difficulté.

Dans cet article, nous détaillons les âges clés du dépistage visuel, les notions d’amblyopie et de strabisme, ainsi que les signes qui doivent alerter et conduire à consulter un ophtalmologue à Paris.

À retenirLa vision de l’enfant se construit tôt : un dépistage avant l’école permet de traiter une amblyopie tant que c’est encore possible. Au moindre doute, n’attendez pas.

Les grandes étapes du dépistage visuel

Le suivi de la vision de l’enfant s’intègre dans le suivi médical global et comporte plusieurs rendez-vous importants. À chaque âge correspondent des examens adaptés au niveau de développement de l’enfant.

  • À la naissance et dans les premiers jours : un premier examen vérifie l’aspect des yeux et recherche d’éventuelles anomalies congénitales. Une attention particulière est portée aux enfants prématurés et à ceux ayant des antécédents familiaux de maladies oculaires.
  • Vers 9 mois : un examen recommandé permet de vérifier la coordination des deux yeux, de rechercher un strabisme et de s’assurer que l’enfant suit correctement les objets du regard.
  • Entre 2 et 3 ans : à cet âge, on peut commencer à évaluer plus finement la vision de chaque œil. C’est une période charnière pour dépister une amblyopie débutante, encore facilement traitable.
  • Avant l’entrée à l’école, vers 5-6 ans : un bilan complet est particulièrement recommandé. Une bonne vision conditionne l’apprentissage de la lecture et de l’écriture ; un trouble non corrigé peut être pris à tort pour des difficultés scolaires.
À quel âge examiner les yeux de son enfant ? | Paris 8

À quel âge examiner les yeux de son enfant ? | Paris 8

Ces repères constituent un cadre. En présence d’antécédents familiaux (strabisme, amblyopie, forte myopie, port précoce de lunettes) ou du moindre doute, un examen ophtalmologique peut et doit être réalisé plus tôt, sans attendre l’âge « théorique ».

L’amblyopie, ou « œil paresseux »

L’amblyopie est l’un des troubles les plus importants à dépister précocement. On la surnomme souvent « œil paresseux ». Il s’agit d’un œil qui ne développe pas une vision normale, alors même qu’il ne présente aucune lésion apparente. Le cerveau privilégie l’œil qui voit le mieux et « néglige » progressivement l’autre.

L’amblyopie peut être provoquée par un strabisme, par une différence de correction importante entre les deux yeux, ou par un obstacle sur le trajet de la lumière. Le point essentiel à retenir est l’existence d’une fenêtre de traitement : la vision se construit durant les premières années de vie, et c’est pendant cette période que l’on peut « rééduquer » l’œil concerné.

Concrètement, plus l’amblyopie est dépistée tôt, meilleures sont les chances de récupération. Le traitement, souvent simple dans son principe, repose sur la correction optique adaptée et, fréquemment, sur l’occlusion temporaire du « bon » œil (cache ou pansement) afin de forcer le cerveau à utiliser l’œil paresseux. Passé un certain âge, la récupération devient beaucoup plus difficile, d’où l’importance de ne pas tarder.

Le strabisme chez l’enfant

Le strabisme correspond à un défaut d’alignement des deux yeux : l’un peut dévier vers l’intérieur, l’extérieur, le haut ou le bas. Il peut être permanent ou intermittent, et concerner toujours le même œil ou alterner.

Il est normal qu’un nourrisson présente, durant les tout premiers mois, des moments où les yeux ne semblent pas parfaitement coordonnés, le temps que la vision binoculaire se mette en place. En revanche, un strabisme qui persiste au-delà de quelques mois, ou qui apparaît plus tard, doit toujours être évalué. Il ne se corrige pas « tout seul » et n’est jamais à banaliser.

Au-delà de l’aspect esthétique, le strabisme est important à prendre en charge car il constitue une cause fréquente d’amblyopie : l’œil dévié risque d’être négligé par le cerveau. La prise en charge associe selon les cas une correction optique, une rééducation et parfois, dans un second temps, un geste chirurgical pour réaligner les yeux. Là encore, la précocité du diagnostic est déterminante.

Les signes d’alerte à repérer

Comme l’enfant exprime rarement ses difficultés visuelles, l’observation des parents joue un rôle précieux. Certains comportements doivent attirer l’attention :

  • un œil qui dévie, même de façon intermittente ;
  • le fait de plisser les yeux, de pencher la tête ou de se rapprocher excessivement des objets, des livres ou des écrans ;
  • une gêne marquée à la lumière ou un larmoiement inhabituel ;
  • des yeux rouges, collés ou un reflet anormal de la pupille (par exemple un reflet blanchâtre) ;
  • des maux de tête, une fatigue visuelle ou un enfant qui se frotte souvent les yeux ;
  • chez l’écolier, des difficultés de lecture, une perte de la ligne ou un manque d’intérêt pour les activités de près.

Aucun de ces signes ne signifie automatiquement un problème grave, mais chacun justifie un examen. Un reflet blanc dans la pupille, en particulier, doit conduire à consulter rapidement. Pour découvrir les conditions d’accueil des enfants et l’organisation des consultations, vous pouvez consulter la page du cabinet.

Et après l’enfance ?

Une fois les premiers dépistages réalisés, la surveillance se poursuit tout au long de la croissance, car la vision peut évoluer, notamment à l’adolescence avec l’apparition fréquente de la myopie. Un enfant déjà porteur de lunettes ou présentant un trouble visuel bénéficie d’un suivi régulier afin d’ajuster sa correction.

Chez certains enfants et adolescents, des solutions spécifiques peuvent être discutées avec l’ophtalmologue, par exemple dans le cadre de la prise en charge de la myopie évolutive. Le suivi en lentilles et orthokératologie fait partie des approches qui peuvent être envisagées au cas par cas, toujours après un examen complet et selon l’indication médicale.

Questions fréquentes

Mon enfant ne se plaint de rien : faut-il quand même consulter ?

Oui. Un jeune enfant qui voit mal d’un œil ne s’en rend généralement pas compte, car il n’a pas de point de comparaison. C’est précisément pour cette raison que les examens de dépistage systématiques sont si importants, même en l’absence de plainte.

À partir de quel âge peut-on vraiment tester la vue d’un enfant ?

On peut évaluer la vision dès les premiers mois grâce à des examens adaptés, sans que l’enfant ait besoin de parler ou de lire. Vers 2-3 ans, des tests imagés permettent déjà une évaluation fine, et avant l’école, un bilan complet est recommandé.

Un strabisme chez le bébé est-il toujours inquiétant ?

De brèves pertes de coordination des yeux sont fréquentes durant les tout premiers mois. En revanche, un strabisme constant, ou qui persiste au-delà de cette période, doit être évalué par un ophtalmologue, car il ne se corrige pas spontanément.

L’amblyopie peut-elle se soigner après l’enfance ?

La fenêtre de traitement la plus favorable se situe durant les premières années de vie. Plus le diagnostic est précoce, meilleures sont les chances de récupération. Passé un certain âge, la rééducation devient nettement plus difficile, ce qui souligne l’intérêt du dépistage précoce.

Comment se déroule une consultation pour un enfant ?

L’examen est indolore et adapté à l’âge : observation des yeux, tests de vision avec des images, recherche d’un strabisme et, si besoin, examen du fond de l’œil. Tout est mené dans un cadre rassurant. Pour organiser un rendez-vous, vous pouvez nous contacter.

ML
Dr Mikhaël LussatoOphtalmologue à Paris 8 — médecine et chirurgie de l’œil, de l’enfant dès 3 ans à l’adulte.
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Cataracte secondaire traitee au laser YAG - ophtalmologue Paris

Cataracte secondaire et récupération après l’opération

Cataracte secondaire et récupération après l’opération 800 534 ophtalmologue paris 8

À retenir : la récupération après une opération de la cataracte est généralement rapide : vision qui s’éclaircit en quelques jours, reprise des activités courantes en moins d’une semaine. Si la vision se voile à nouveau des mois ou des années plus tard, il s’agit le plus souvent d’une « cataracte secondaire » — une opacification de la capsule, fréquente et bénigne — traitée en quelques minutes par laser YAG, sans nouvelle chirurgie.

Article rédigé par le Dr Mikhaël Lussato, ophtalmologue à Paris.

Les suites normales de l’opération

Dans les heures qui suivent l’intervention, une gêne modérée est habituelle : sensation de grain de sable, larmoiement, éblouissement, vision encore floue. Ces signes s’estompent en quelques jours. La vision s’éclaircit le plus souvent dès les premiers jours, avec des couleurs plus vives qu’avant — beaucoup de patients redécouvrent les bleus et les blancs.

Le protocole post-opératoire est simple mais essentiel :

  • Collyres antibiotiques et anti-inflammatoires pendant quelques semaines, selon l’ordonnance ;
  • Coque de protection la nuit pendant les premiers jours, pour éviter tout frottement ;
  • Contrôles post-opératoires pour vérifier la cicatrisation et la pression intraoculaire ;
  • Lunettes : la correction définitive est prescrite après stabilisation, généralement au bout de quelques semaines.

Ce que l’on peut faire — et éviter — après l’opération

Reprise du quotidien : lire, regarder les écrans, marcher, se doucher (en évitant l’eau dans l’œil) sont possibles très rapidement. Quelques précautions pendant les deux à quatre premières semaines :

  • Ne pas frotter l’œil opéré ;
  • Éviter piscine, sauna et hammam le premier mois (risque infectieux) ;
  • Reporter les efforts violents et les sports de contact ;
  • Attendre le feu vert du chirurgien pour la conduite, dès que l’acuité le permet — souvent en quelques jours ;
  • Se protéger de la poussière et du vent les premiers jours (lunettes de soleil).

Tout signe inhabituel — douleur intense, baisse brutale de vision, rougeur croissante, sécrétions — doit conduire à consulter sans attendre.

La cataracte secondaire : quand la vision se voile à nouveau

Des mois ou des années après une opération réussie, certains patients constatent que la vision redevient progressivement floue, comme au début de leur cataracte. Ce n’est pas la cataracte qui « revient » — le cristallin retiré ne repousse pas — mais une opacification de la capsule postérieure, la fine membrane naturelle qui soutient l’implant. On parle de cataracte secondaire.

C’est une évolution fréquente (elle concerne une part importante des patients opérés) et sans gravité. Les signes sont proches de la cataracte initiale : voile progressif, éblouissement, halos, baisse de contraste.

Le traitement : la capsulotomie au laser YAG

Le traitement de la cataracte secondaire est remarquablement simple : la capsulotomie au laser YAG. Au cabinet, après dilatation de la pupille, le laser ouvre en quelques impulsions la capsule opacifiée derrière l’implant, redonnant un axe optique clair. Le geste dure quelques minutes, est indolore, et ne nécessite ni incision ni hospitalisation. La récupération visuelle est le plus souvent immédiate ou en quelques heures.

Ce traitement est réalisé au cabinet : voir notre page lasers YAG, SLT et Argon. Une fois la capsulotomie réalisée, la cataracte secondaire ne récidive pas.

Questions fréquentes

Combien de temps dure la récupération après l’opération de la cataracte ?

Les activités courantes reprennent en quelques jours ; la vision se stabilise en deux à quatre semaines, date à laquelle les lunettes définitives sont prescrites si besoin.

La cataracte peut-elle revenir ?

Non : le cristallin retiré ne repousse pas. La « cataracte secondaire » est une opacification de la capsule, traitée définitivement au laser YAG.

Quand survient la cataracte secondaire ?

Le plus souvent entre un et cinq ans après l’opération, parfois plus tôt chez les patients jeunes.

Le laser YAG est-il douloureux ou risqué ?

Le geste est indolore et rapide. Comme tout acte, il comporte de rares effets indésirables (mouches volantes transitoires, élévation passagère de la pression oculaire), surveillés par votre ophtalmologue.

Peut-on refaire du sport après l’opération ?

La marche immédiatement, les activités douces sous quelques jours, les efforts intenses et la natation après environ un mois, avec l’accord du chirurgien.

Le Dr Mikhaël Lussato est ophtalmologue à Paris, spécialisé en chirurgie de la cataracte et en chirurgie réfractive. Cabinet au 6 rue Robert Estienne, Paris 8.

Operation de la cataracte : chirurgie et implants - Paris

Opération de la cataracte : déroulement, implants et technologies

Opération de la cataracte : déroulement, implants et technologies 700 467 ophtalmologue paris 8

À retenir : l’opération de la cataracte consiste à remplacer le cristallin opacifié par un implant intraoculaire transparent. C’est l’une des chirurgies les plus pratiquées et les plus sûres au monde : une quinzaine de minutes par œil, sous anesthésie locale par gouttes, en ambulatoire. Le choix de l’implant — monofocal, torique ou multifocal — se décide avec votre chirurgien selon vos yeux et votre mode de vie.

Article rédigé par le Dr Mikhaël Lussato, ophtalmologue à Paris.

Le principe de l’intervention

Il n’existe aucun médicament capable de rendre sa transparence à un cristallin opacifié. Le traitement de la cataracte est donc chirurgical : on retire le contenu du cristallin et on le remplace par une lentille artificielle, l’implant intraoculaire, positionnée dans l’enveloppe naturelle du cristallin (le sac capsulaire). L’implant est définitif : il ne s’use pas et ne se change généralement pas.

La phacoémulsification : la technique de référence

L’intervention standard est la phacoémulsification. Après une micro-incision de 2 mm environ, une sonde à ultrasons fragmente le cristallin, qui est aspiré. L’implant, plié, est ensuite introduit par la même micro-incision et se déploie à la place du cristallin. L’incision est si petite qu’elle se ferme le plus souvent sans point de suture.

Le déroulement, étape par étape :

  • Avant l’intervention : bilan complet avec biométrie (mesure de l’œil pour calculer la puissance de l’implant), discussion du choix d’implant, consultation d’anesthésie ;
  • Le jour J : arrivée en ambulatoire, dilatation de la pupille, anesthésie locale par gouttes (ou légère sédation), intervention d’environ 15 minutes ;
  • Juste après : retour à domicile le jour même, accompagné. Une coque de protection est portée quelques nuits ;
  • Les jours suivants : collyres antibiotiques et anti-inflammatoires pendant quelques semaines, contrôles post-opératoires.

La cataracte s’opère-t-elle au laser ?

La question revient souvent, par analogie avec la chirurgie réfractive. La réponse mérite d’être précise : le laser femtoseconde peut assister certaines étapes de l’intervention (incisions, ouverture de la capsule, pré-fragmentation du cristallin), on parle alors de chirurgie « FLACS ». Mais les études comparatives n’ont pas démontré de supériorité systématique sur la phacoémulsification réalisée par un chirurgien expérimenté, qui reste la référence. Le laser YAG, lui, intervient dans un autre contexte : le traitement de la cataracte secondaire, plusieurs mois ou années après l’opération.

Le choix de l’implant : une décision sur mesure

C’est la vraie décision moderne de la chirurgie de la cataracte. Trois grandes familles d’implants existent :

ImplantCe qu’il corrigeÀ savoir
MonofocalUne distance nette (le plus souvent de loin)Lunettes de lecture nécessaires ; le plus répandu, excellente qualité de vision
ToriqueCorrige aussi l’astigmatismeIndiqué en cas d’astigmatisme cornéen significatif
Multifocal / EDOFVision de loin et de près, moindre dépendance aux lunettesSélection rigoureuse : halos nocturnes possibles, tous les yeux n’y sont pas éligibles

Le bon implant n’est pas « le plus sophistiqué », mais celui qui correspond à votre œil (cornée, rétine, sécheresse), à vos activités (conduite de nuit, lecture, écrans) et à vos attentes. C’est tout l’enjeu du bilan préopératoire et de la biométrie.

Sécurité, risques et résultats

La chirurgie de la cataracte est l’une des interventions les plus sûres qui soient, avec plus de 900 000 opérations par an en France. Comme tout acte chirurgical, elle comporte des risques — infection (rarissime grâce aux protocoles actuels), inflammation, œdème, décollement de rétine chez les sujets prédisposés — que le chirurgien évalue et vous explique avant l’intervention. Dans l’immense majorité des cas, la récupération visuelle est rapide et spectaculaire, en quelques jours.

Les technologies récentes — biométrie optique de dernière génération, implants à profondeur de champ étendue, calculs assistés — améliorent encore la précision du résultat réfractif. L’essentiel reste néanmoins l’indication bien posée et le geste chirurgical maîtrisé.

Pour le parcours complet au cabinet, consultez notre page chirurgie de la cataracte. Et si vous vous demandez si vos symptômes relèvent d’une cataracte, notre article symptômes et types de cataracte fait le point.

Questions fréquentes

L’opération est-elle douloureuse ?

Non. L’anesthésie par gouttes supprime la douleur ; une sensation de pression ou d’éblouissement est possible pendant le geste.

Combien de temps dure l’intervention ?

Une quinzaine de minutes par œil en moyenne, avec une prise en charge ambulatoire d’une demi-journée.

Quand récupère-t-on la vue ?

La vision s’éclaircit souvent dès les premiers jours, et se stabilise en quelques semaines, le temps que l’œil cicatrise et que la correction résiduelle soit ajustée si besoin.

Les deux yeux sont-ils opérés le même jour ?

Le plus souvent à quelques jours ou semaines d’intervalle. L’opération le même jour se discute dans certaines situations particulières.

L’implant doit-il être remplacé un jour ?

Non, l’implant est conçu pour durer toute la vie. Si une gêne réapparaît des années plus tard, il s’agit le plus souvent d’une cataracte secondaire, traitée au laser YAG en quelques minutes.

Le Dr Mikhaël Lussato est ophtalmologue à Paris, spécialisé en chirurgie de la cataracte et en chirurgie réfractive. Cabinet au 6 rue Robert Estienne, Paris 8.

Signes et symptomes de la cataracte - ophtalmologue Paris

Cataracte : symptômes, types et quand se faire opérer

Cataracte : symptômes, types et quand se faire opérer 700 467 ophtalmologue paris 8

À retenir : la cataracte est l’opacification progressive du cristallin, la lentille naturelle de l’œil. Elle touche plus d’une personne sur deux après 75 ans, mais peut survenir bien plus tôt. Vision voilée, éblouissements, couleurs ternies : dès que la gêne retentit sur la vie quotidienne, la chirurgie — seul traitement efficace — peut être envisagée. C’est une intervention courte, réalisée en ambulatoire, avec d’excellents résultats.

Article rédigé par le Dr Mikhaël Lussato, ophtalmologue à Paris.

Qu’est-ce que la cataracte ?

Le cristallin est une lentille transparente située derrière l’iris. Il permet la mise au point de l’image sur la rétine, comme l’objectif d’un appareil photo. Avec le temps, les protéines qui le composent se modifient : le cristallin perd sa transparence et s’opacifie. C’est la cataracte.

Ce processus est le plus souvent lié au vieillissement naturel de l’œil. Il est progressif, indolore, et touche généralement les deux yeux de manière plus ou moins symétrique. La cataracte n’est ni une maladie contagieuse, ni une « peau » qui pousserait sur l’œil : c’est la lentille interne elle-même qui se trouble.

Les symptômes qui doivent alerter

La cataracte s’installe lentement, et beaucoup de patients s’y habituent sans s’en rendre compte. Certains signes doivent pourtant conduire à consulter :

  • Une vision voilée ou brumeuse, comme à travers une vitre embuée, qui ne s’améliore pas avec de nouvelles lunettes ;
  • Une sensibilité accrue à la lumière : éblouissement au soleil, halos autour des phares la nuit, conduite nocturne de plus en plus difficile ;
  • Des couleurs ternies ou jaunies, un contraste diminué ;
  • Des changements fréquents de correction : les lunettes ne « suffisent » plus, la myopie semble parfois réapparaître ou s’aggraver ;
  • Une vision double d’un seul œil (diplopie monoculaire) ;
  • Une baisse de vision de loin alors que la lecture de près reste parfois possible.

Aucun de ces signes n’est spécifique : seul un examen ophtalmologique complet, avec mesure de l’acuité visuelle et examen du cristallin à la lampe à fente, permet de confirmer le diagnostic et d’éliminer une autre cause de baisse visuelle (glaucome, DMLA, atteinte rétinienne).

Les différents types de cataracte

Toutes les cataractes ne se ressemblent pas. Leur localisation dans le cristallin explique des gênes différentes :

TypeLocalisationGêne typique
NucléaireCentre du cristallin (noyau)Baisse de vision de loin, myopisation progressive
CorticalePériphérie (cortex)Éblouissement, gêne à la lumière
Sous-capsulaire postérieureFace arrière du cristallinGêne rapide en lecture et en pleine lumière, évolution parfois rapide
CongénitalePrésente à la naissanceDépistée chez le nourrisson, prise en charge spécialisée
Traumatique ou secondaireVariableAprès un choc, une chirurgie oculaire, certains traitements

La cataracte n’attend pas toujours 70 ans

Si l’âge reste le premier facteur, une cataracte peut se développer plus tôt, parfois avant 50 ans. Les principaux facteurs favorisants sont :

  • La myopie forte, associée à une cataracte plus précoce ;
  • Le diabète, qui accélère l’opacification du cristallin ;
  • La prise prolongée de corticoïdes (par voie générale ou locale) ;
  • Un traumatisme oculaire, même ancien ;
  • L’hérédité : certaines familles développent des cataractes plus jeunes ;
  • L’exposition solaire cumulée (UV) et le tabac.

Côté prévention, aucun collyre ni complément alimentaire n’a démontré sa capacité à faire régresser une cataracte. Une hygiène de vie protectrice — lunettes de soleil de qualité, arrêt du tabac, équilibre du diabète, alimentation riche en fruits et légumes — peut en revanche contribuer à retarder son évolution.

Quand faut-il se faire opérer ?

Il n’existe pas de seuil d’acuité visuelle unique : la bonne question est celle du retentissement sur votre vie quotidienne. Difficultés à conduire (surtout la nuit), à lire, à travailler sur écran, à reconnaître les visages, sensation de brouillard permanent : quand la gêne s’installe, il est temps d’en parler.

Trois idées reçues méritent d’être corrigées :

  • « Il faut attendre que la cataracte soit mûre » : c’est un concept dépassé. Opérer une cataracte très évoluée est au contraire techniquement plus difficile ;
  • « C’est réservé aux personnes très âgées » : on opère au moment où la gêne le justifie, quel que soit l’âge ;
  • « Des lunettes peuvent suffire » : elles compensent un temps, mais aucune correction optique ne rend sa transparence au cristallin. La chirurgie est le seul traitement.

L’intervention consiste à remplacer le cristallin opacifié par un implant intraoculaire transparent. Elle dure une quinzaine de minutes, sous anesthésie locale, en ambulatoire. Le choix du moment et de l’implant se décide lors d’une consultation dédiée : vous pouvez consulter notre page chirurgie de la cataracte pour le détail de la prise en charge au cabinet, et notre article sur le déroulement de l’opération et le choix des implants.

Questions fréquentes

La cataracte peut-elle rendre aveugle ?

Non traitée, une cataracte très évoluée peut conduire à une malvoyance profonde. Elle reste cependant réversible par la chirurgie, contrairement à d’autres causes de cécité.

La cataracte peut-elle revenir après l’opération ?

Le cristallin retiré ne repousse pas. Une opacification de la capsule qui soutient l’implant peut en revanche survenir : c’est la « cataracte secondaire », traitée en quelques minutes par laser YAG.

Peut-on opérer les deux yeux en même temps ?

Le plus souvent, les deux yeux sont opérés à quelques jours ou semaines d’intervalle, pour sécuriser la récupération.

À quel âge survient la cataracte ?

Le plus souvent après 65 ans, mais la myopie forte, le diabète, les corticoïdes ou un traumatisme peuvent l’avancer de dix à vingt ans.

Comment savoir si ma baisse de vision vient de la cataracte ?

Seul un examen ophtalmologique complet peut l’affirmer : acuité visuelle, examen du cristallin à la lampe à fente et fond d’œil pour vérifier la rétine.

Le Dr Mikhaël Lussato est ophtalmologue à Paris, spécialisé en chirurgie de la cataracte et en chirurgie réfractive. Cabinet au 6 rue Robert Estienne, Paris 8.

Mouches volantes et corps flottants : consultation ophtalmologue a Paris

Mouches volantes : faut-il s’inquiéter des corps flottants ?

Mouches volantes : faut-il s’inquiéter des corps flottants ? 800 534 ophtalmologue paris 8

Qui n’a jamais observé, en regardant un mur clair ou un ciel bleu, de petites taches mobiles qui semblent flotter devant les yeux ? Ces formes, qui se déplacent avec le regard et fuient lorsqu’on tente de les fixer, portent un nom : les corps flottants, ou myodésopsies. Très fréquents, ils inquiètent souvent ceux qui les découvrent pour la première fois.

Dans la grande majorité des cas, ces mouches volantes sont parfaitement bénignes et ne traduisent aucune maladie grave. Elles correspondent à un phénomène naturel lié au vieillissement de l’œil. Pour autant, certaines circonstances doivent alerter, car elles peuvent annoncer une atteinte de la rétine nécessitant une prise en charge rapide.

Cet article vous aide à comprendre ce que sont ces corps flottants, à distinguer les situations banales des signes qui doivent vous conduire à consulter sans attendre, et à savoir comment réagir en toute sérénité.

À retenirDes corps flottants anciens et stables sont bénins. Une pluie soudaine de points, des éclairs lumineux ou un voile sombre imposent, eux, une consultation en urgence.

Que sont les corps flottants ?

L’intérieur de l’œil est rempli d’une substance gélatineuse et transparente appelée le vitré. Avec le temps, ce gel se modifie : il se liquéfie progressivement et de petites condensations de fibres s’y forment. Lorsque la lumière traverse l’œil, ces fibres projettent une ombre sur la rétine. C’est cette ombre que nous percevons sous forme de points, de filaments, de toiles d’araignée ou de petits anneaux mobiles.

Les corps flottants sont donc situés à l’intérieur de l’œil, et non à sa surface. C’est pourquoi ils suivent les mouvements du regard et restent insaisissables. Ils sont particulièrement visibles sur fond clair et uniforme, et passent souvent inaperçus dans la vie quotidienne. Avec le temps, le cerveau apprend généralement à les ignorer.

Des corps flottants le plus souvent bénins

Dans l’immense majorité des cas, les myodésopsies sont sans gravité. Elles font partie du vieillissement normal de l’œil et concernent de nombreuses personnes, en particulier à partir de la cinquantaine. Les myopes peuvent les observer plus tôt, leur œil étant plus long et leur vitré ayant tendance à se modifier précocement.

Lorsque les corps flottants sont anciens, stables, peu nombreux et n’augmentent pas, ils ne nécessitent généralement aucun traitement. La gêne, lorsqu’elle existe, tend à s’atténuer avec le temps. Il n’est habituellement pas justifié d’intervenir, et la patience reste la meilleure réponse. Un examen ophtalmologique permet néanmoins de confirmer leur caractère bénin et de rassurer.

Les signes d’alerte à ne pas négliger

Si les corps flottants sont le plus souvent anodins, leur apparition brutale ou leur modification soudaine doit toujours faire l’objet d’un examen rapide. Certains signes, en particulier, imposent de consulter sans attendre :

  • une pluie soudaine de points noirs ou de petites taches, comme une averse devant les yeux ;
  • des éclairs lumineux (phosphènes), souvent perçus sur le côté du champ visuel, surtout dans la pénombre ;
  • un voile ou un rideau sombre qui semble masquer une partie de la vision ;
  • une baisse de vision rapide ou une déformation des images ;
  • une augmentation brutale du nombre de corps flottants déjà présents.

Ces symptômes peuvent témoigner d’une traction ou d’une déchirure de la rétine. Ils ne doivent jamais être banalisés, même s’ils régressent partiellement. Face à eux, un examen du fond d’œil en urgence est indispensable.

Le décollement du vitré : un phénomène fréquent

L’une des causes les plus courantes d’apparition soudaine de corps flottants est le décollement postérieur du vitré. Avec l’âge, le vitré se décolle de la rétine à laquelle il adhérait. Ce phénomène, très fréquent, est le plus souvent bénin. Il se manifeste typiquement par l’apparition de nouvelles mouches volantes, parfois accompagnées de quelques éclairs lumineux.

Dans la plupart des cas, ce décollement se déroule sans complication. Toutefois, au moment où le vitré se sépare de la rétine, il peut, chez certaines personnes, provoquer une déchirure rétinienne. C’est pourquoi un examen ophtalmologique est recommandé lors de l’apparition brutale de ces symptômes : il permet de vérifier l’intégrité de la rétine et d’écarter toute complication.

Le décollement de rétine : une urgence à connaître

Le décollement de rétine est une situation plus rare mais sérieuse, qui nécessite une prise en charge rapide. Il survient lorsque la rétine se soulève de la paroi de l’œil, le plus souvent à la suite d’une déchirure laissant passer le liquide. Non traité, il peut entraîner une perte visuelle importante et durable.

Les signes évocateurs sont précisément ceux décrits plus haut : éclairs lumineux, pluie de corps flottants, puis apparition d’un voile sombre qui progresse dans le champ de vision, comme un rideau qui se ferme. La forte myopie, les antécédents de décollement de rétine sur l’autre œil, un traumatisme ou une chirurgie oculaire antérieure augmentent le risque. Devant ces symptômes, il faut consulter en urgence : pris à temps, un décollement de rétine peut être traité efficacement.

Quand et comment consulter

Face à des corps flottants anciens et stables, une consultation de contrôle programmée suffit le plus souvent. En revanche, devant tout changement brutal — nouvelles mouches volantes nombreuses, éclairs, voile —, un examen rapide s’impose. Votre ophtalmologue réalisera un fond d’œil dilaté afin d’examiner l’ensemble de la rétine.

Si une déchirure rétinienne est détectée précocement, elle peut souvent être traitée par laser afin de prévenir un décollement. D’autres affections rétiniennes, notamment certaines formes de DMLA ou d’atteintes de la macula, relèvent d’une prise en charge spécifique, parfois par injections intravitréennes. Un avis spécialisé permet d’orienter vers le traitement le plus adapté. En cas de doute, n’hésitez pas à contacter votre ophtalmologue à Paris.

« Je vois des points noirs qui se déplacent » : la myodésopsie

Le terme médical qui désigne ces mouches volantes est la myodésopsie. Selon les personnes, les corps flottants prennent la forme de points noirs qui se déplacent avec le regard, de filaments, de « toiles d’araignée » ou de petits cercles translucides. Ils sont plus visibles en fin de journée, sur écran, ou face à une surface claire.

Vivre avec des points noirs anciens et stables ne pose aucun problème : le cerveau finit par les filtrer et la gêne s’estompe en quelques mois. En revanche, l’apparition soudaine de nouveaux points noirs, surtout si elle s’accompagne d’éclairs lumineux ou d’un voile, impose un fond d’œil en urgence, en particulier chez les personnes myopes ou de plus de 50 ans.

Questions fréquentes

Les mouches volantes finissent-elles par disparaître ?

Elles ne disparaissent pas toujours complètement, mais elles deviennent souvent moins gênantes avec le temps. Les corps flottants peuvent se déplacer hors de l’axe de la vision et le cerveau apprend généralement à ne plus y prêter attention.

Les corps flottants sont-ils dangereux ?

Le plus souvent, non. Ils sont liés au vieillissement naturel du vitré. Le danger ne vient pas des corps flottants eux-mêmes, mais de leur apparition brutale et abondante, qui peut signaler une atteinte de la rétine à faire examiner rapidement.

Faut-il consulter en urgence pour des mouches volantes ?

Une consultation rapide est nécessaire si les corps flottants apparaissent brutalement, sont accompagnés d’éclairs lumineux, d’un voile sombre ou d’une baisse de vision. Des mouches anciennes et stables ne constituent pas une urgence, mais méritent un contrôle.

La myopie favorise-t-elle les corps flottants ?

Oui. Chez les personnes myopes, en particulier en cas de forte myopie, le vitré se modifie plus tôt et le risque de décollement de rétine est accru. Une surveillance rétinienne régulière est donc recommandée.

Existe-t-il un traitement des corps flottants ?

Dans la grande majorité des cas, aucun traitement n’est nécessaire. Lorsqu’une déchirure de la rétine est associée, elle peut être traitée. Les corps flottants bénins ne justifient généralement pas d’intervention.

ML
Dr Mikhaël LussatoOphtalmologue à Paris 8 — médecine et chirurgie de l’œil, de l’enfant dès 3 ans à l’adulte.
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Chalazion sur la paupiere : traitement par un ophtalmologue a Paris

Chalazion : causes, traitements et prévention

Chalazion : causes, traitements et prévention 800 534 ophtalmologue paris 8

À retenir : le chalazion est un petit kyste inflammatoire de la paupière, bénin, dû à l’obstruction d’une glande de Meibomius. Dans la majorité des cas, il disparaît en quelques semaines avec des soins simples (compresses chaudes et massages). S’il persiste au-delà de 2 à 3 mois, une consultation ophtalmologique s’impose : un traitement médical, voire une petite intervention, permet de s’en débarrasser définitivement.

Article rédigé par le Dr Mikhaël Lussato, ophtalmologue à Paris.

Qu’est-ce qu’un chalazion ?

Le chalazion est l’une des affections palpébrales les plus fréquentes en ophtalmologie. Il s’agit d’un kyste inflammatoire chronique de la paupière, provoqué par l’obstruction d’une glande de Meibomius. Ces glandes, situées dans l’épaisseur des paupières supérieures et inférieures, sécrètent la couche lipidique du film lacrymal, indispensable pour éviter l’évaporation trop rapide des larmes.

Lorsqu’un canal excréteur se bouche, le sébum s’accumule à l’intérieur de la glande, qui gonfle et déclenche une réaction inflammatoire locale : une boule ferme, généralement indolore, apparaît dans l’épaisseur de la paupière. Contrairement à une idée reçue, le chalazion n’est pas une infection : il n’est ni contagieux, ni lié à un manque d’hygiène.

Chalazion ou orgelet : ne pas confondre

La confusion est très fréquente, mais les deux affections sont différentes :

 ChalazionOrgelet
OrigineObstruction d’une glande de Meibomius (inflammation)Infection bactérienne d’un follicule de cil
LocalisationDans l’épaisseur de la paupièreAu bord de la paupière, sur un cil
DouleurPeu ou pas douloureux (sauf poussée)Douloureux, aspect de « bouton » avec point blanc
ÉvolutionChronique, plusieurs semainesAiguë, quelques jours

Quelles sont les causes et les facteurs favorisants ?

Le chalazion peut toucher tout le monde, à tout âge. Certains terrains y prédisposent néanmoins :

  • La blépharite : l’inflammation chronique du bord des paupières est le premier facteur de récidive ;
  • La rosacée oculaire et les peaux séborrhéiques ;
  • Le dysfonctionnement des glandes de Meibomius (sécrétions trop épaisses) ;
  • La fatigue visuelle et le frottement des yeux, notamment en cas de correction visuelle insuffisante : un défaut de vision non ou mal corrigé (myopie, hypermétropie, astigmatisme) favorise le plissement des paupières et les frottements répétés ;
  • La sécheresse oculaire et le port prolongé de lentilles de contact.

Comment soigner un chalazion ?

1. Les soins de première intention : chaleur et massages

Dans plus de la moitié des cas, le chalazion régresse spontanément grâce à des soins locaux bien conduits, à répéter 2 fois par jour pendant 2 à 4 semaines :

  • Appliquer une compresse chaude (ou un masque chauffant) sur la paupière fermée pendant 5 à 10 minutes, pour fluidifier les sécrétions ;
  • Masser ensuite doucement la paupière en direction du bord libre, pour favoriser l’évacuation de la glande ;
  • Nettoyer le bord des paupières avec un produit d’hygiène palpébrale adapté.

2. Le traitement médical

Si le chalazion persiste malgré les soins locaux, l’ophtalmologue peut prescrire une pommade associant corticoïde et antibiotique, à appliquer sur la paupière pendant une à deux semaines. Elle permet de réduire l’inflammation et d’accélérer la résorption du kyste.

3. La chirurgie du chalazion enkysté

Lorsque le chalazion est présent depuis plus de 2 à 3 mois et qu’il s’est enkysté, une incision sous anesthésie locale peut être proposée. Le geste est rapide (quelques minutes), réalisé au cabinet ou en centre, par la face interne de la paupière : il ne laisse aucune cicatrice visible. Les suites sont simples, avec une pommade cicatrisante pendant quelques jours.

Quand consulter un ophtalmologue ?

  • Le chalazion persiste au-delà de 3 à 4 semaines malgré les soins ;
  • Il récidive régulièrement, au même endroit ou ailleurs ;
  • La paupière devient rouge, chaude et douloureuse (surinfection possible) ;
  • La vision est modifiée : un chalazion volumineux peut appuyer sur la cornée et induire un astigmatisme transitoire ;
  • Chez une personne de plus de 50 ans, une lésion palpébrale qui récidive toujours au même endroit doit être examinée pour éliminer une cause plus rare.

Prévenir les récidives

La prévention repose sur l’hygiène palpébrale quotidienne chez les personnes sujettes aux chalazions : compresses chaudes régulières, nettoyage du bord des paupières, larmes artificielles en cas de sécheresse oculaire. Il est également essentiel de faire contrôler sa vue : une correction adaptée réduit la fatigue visuelle et les frottements de paupières qui entretiennent l’inflammation. Enfin, le traitement d’une blépharite ou d’une rosacée associée est indispensable pour casser le cercle des récidives.

Chalazion et chirurgie réfractive

Un chalazion actif doit être traité avant toute chirurgie réfractive (LASIK, PKR, SMILE) : l’inflammation palpébrale perturbe le film lacrymal et augmente le risque d’infection ou de sécheresse post-opératoire. Si vous envisagez de vous faire opérer de la myopie, de l’astigmatisme ou de la presbytie, le bilan préopératoire réalisé au Centre Laser Victor Hugo vérifie systématiquement l’état de vos paupières.

Questions fréquentes

Un chalazion peut-il disparaître tout seul ?

Oui, dans la majorité des cas, il se résorbe en 2 à 8 semaines avec des compresses chaudes et des massages réguliers.

Faut-il percer un chalazion ?

Non, jamais. Percer ou presser le kyste soi-même expose à une surinfection et à une inflammation accrue. L’incision est un geste médical réalisé sous anesthésie locale.

Le chalazion est-il contagieux ?

Non. Contrairement à l’orgelet, d’origine bactérienne, le chalazion est purement inflammatoire.

Peut-on se maquiller avec un chalazion ?

Il est préférable d’éviter le maquillage des paupières pendant la poussée : il entretient l’obstruction des glandes et retarde la guérison.

Combien de temps dure un chalazion enkysté ?

Sans traitement, un chalazion enkysté peut persister plusieurs mois. Au-delà de 2 à 3 mois, la chirurgie est le traitement le plus efficace.

Le Dr Mikhaël Lussato est ophtalmologue à Paris, spécialisé en chirurgie de la cataracte et en chirurgie réfractive. Il exerce également au Centre Laser Victor Hugo (Paris 16e).